Budget réduit pour l’exportation des vins de Provence

Sami Lekhal, L’Agriculteur provençal - Réussir Vigne Réussir SA

Budget réduit pour l’exportation des vins de Provence
Les rosés sont portés par un dynamisme économique remarquable. Le CIVP mise sur le marché intérieur. © P. Cronenberger

L’interprofession a décidé de réduire la voilure concernant le budget de promotion à l’exportation.

Lors de son assemblée générale, le Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP) a annoncé réduire de 10 % les actions promotionnelles à l’exportation au profit du marché français. Une décision qui n’a pas manqué de produire quelques réactions de la part des participants. Pour les rosés de Provence, il existe en effet des marchés à fort potentiel, comme les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, la Chine et autres Belgique et Allemagne. Comme l’a fait remarquer James de Roany, conseiller du commerce extérieur, “ il est dommage, alors qu’on sait que le marché français est saturé, que le CIVP réduise ses financements à l’export ”. Chiffres à l’appui, il a démontré que l’avenir économique se situait dans les pays étrangers (Asie, Amériques, Brésil, Russie…) à l’horizon 2050, posant la question de savoir si les responsables du CIVP avaient bien estimé les enjeux. Sous couvert d’amabilité, il remet en question une stratégie dont il doute : “ l’export est la seule zone de développement possible ”, insiste-t-il. Pour Guy Gaspérini, président de l’AOP côtes de provence, “ le cours magistral de M. de Roany était intéressant mais quelque peu chimérique ”.    

 

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