Conjoncture favorable sur les prix des vins malgré des vendanges au plus bas

Conjoncture favorable sur les prix des vins malgré des vendanges au plus bas

En 2012, les conditions climatiques ont été particulièrement défavorables pour la plupart des vignobles français.

La vendange est donc particulièrement faible en 2012. Elle fléchit très nettement par rapport à l'abondante récolte de 2011 pour toutes les catégories de vins. Le volume total de la production de vins d'appellation d'origine protégée (AOP) se replie de 15% par rapport à 2011. En particulier, les volumes de vins de Champagne chutent de 36%. Ceux des vins à indication géographique protégée (IGP) baissent de 19%. Les vins destinés à la fabrication de cognac affichent, quant à eux, une récolte en retrait de 6%. La production des autres vins, comprenant notamment les vins sans indication géographique (VSIG) et les volumes au-dessus des plafonds d'appellation s'effondre : - 45% par rapport à l'année précédente.

La bonne tenue des exportations françaises de vins (notamment AOP) vers les États-Unis et l'Asie se confirme en 2012. Pour toutes les catégories de vins, les disponibilités en début de campagne 2012/2013 se réduiraient par rapport à 2011. Dans ce contexte, les prix des vins continueraient à progresser sur l'ensemble de la campagne : + 2% pour les vins sans indication géographique, + 3% pour les vins de Champagne, + 7% en moyenne pour les autres vins AOP hors champagne. Parmi ces derniers, des disparités régionales apparaissent. Les prix croîtraient plus sensiblement en Aquitaine mais se stabiliseraient dans les Pays de la Loire. Une exception, l'Alsace où ils s'afficheraient en baisse.

Les charges d'approvisionnement augmentent de 3% en valeur, conséquence de l'accroissement des dépenses en produits de protection des cultures. Très dépendant des volumes récoltés, le résultat courant avant impôts (RCAI) des exploitations viticoles s'affaisserait en 2012 (- 4% par rapport à 2011 en cumul sur les trois dernières années), renouant avec la tendance baissière observée avant le rebond de 2011. Compte tenu des concepts retenus, les évolutions annuelles du revenu des exploitations viticoles, très liées aux volumes des récoltes et aux prix de la campagne, ne retracent pas bien les tendances réelles en matière de trésorerie. Un examen sur longue période montre que le résultat courant avant impôts des exploitations spécialisées en viticulture atteindrait son plus bas niveau depuis le début des années 2000, avec toutefois de fortes disparités régionales. En cumul triennal, eu égard aux bons résultats de 2010 et 2011, son montant (36 600 euros par actif non salarié) reste supérieur à celui de 2009.

viticulture

Source Agreste

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