Conjoncture viti-vinicole : une situation sereine

Sophie Caron

Conjoncture viti-vinicole : une situation sereine

Un peu plus de volume que l’an passé, des prix raisonnables, une récolte globalement de bonne qualité... La campagne vinicole 2015/2016 s’annonce « sereine », estiment les professionnels de la filière à FranceAgriMer.

47,7 millions d'hectolitres, c’est le chiffre des dernières estimations (établies au 1er octobre 2015) de la récolte de vin français en 2015, soit une hausse de 1% par rapport à 2014 et de 4 % par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Une récolte moyenne donc mais globalement de très bonne qualité, avec des raisins extrêmement sains.

Une production qui laisse augurer une bonne campagne de commercialisation 2015-2016. Les stocks totaux (production et distribution) sont en effet évalués à 48 millions d’hl, soit environ une année de production. Un niveau qu’Anne Haller, déléguée de la filière viticole chez FranceAgriMer estime « plutôt bien ».

En vrac, l’activité du début de campagne est d’ailleurs globalement satisfaisante avec comme principale caractéristique : peu de volume et des prix moyens relativement élevés, notamment pour les Vins de France (Sans indication géographique) dont le prix moyen tourne autour des 89 €/hl en blancs. Pour les vins IGP (Indication géographique protégée)  les prix moyens sont de 89,39 €/hl (+13% / 2014-15) en rouges et rosés et dépassent les 100 €/hl (+11%) en blancs.

Vrac : prix en hausse, sauf pour les AOP Beaujolais, Bourgogne et Bordeaux

Des chiffres qui sont dans la lignée de ceux de la précédente campagne avec des prix moyens qui ont augmenté pour l’ensemble des catégories (SIG, IGP, AOC) et sur les trois couleurs. Selon les catégories et les couleurs, les hausses varient de 7% pour les blancs en Vins de France ou IGP à 14% pour les rosés IGP avec mention de cépage.

En Appellation d’Origine Contrôlée (AOC/AOP), les transactions de rosés et blancs sont en progression tant en valeur qu’en volume. Seuls les blancs de Bourgogne voient leur volume croître de plus de 20%. En vins rouges AOP, la situation est plus hétérogène : on note une baisse en valeur et en volume pour le Beaujolais, le Bourgogne et le Bordeaux et une augmentation du prix du Languedoc Roussillon.

Globalement, le volume de ventes en vrac des AOP est stable avec la baisse en rouge qui est compensée par la hausse en rosés en en blancs.

Grande distribution : un prix moyen de 4,27 €/litre

En ce qui concerne les ventes en bouteilles, en grande distribution, le prix moyen de vente des vins tranquilles augmente toutes couleurs et catégories confondues, de 2,9 % par rapport à 2013/14 et de 10 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes, à 4,27 €/litre.

En volume, les ventes progressent pour la plupart des catégories, excepté les vins d’appellation et les vins de France (SIG), suite aux récoltes déficitaires des campagnes précédentes.

Les exportations françaises de vins affichent également un résultat en nette hausse en valeur par rapport à la campagne passée (+ 5%), malgré un recul en volume (- 2%).

Marché des vins tranquilles -GMS

Publié par Sophie Caron

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Commentaires 5

Pagel

Finalement, mea-culpa je retire ce que j'ai écrit. Il n'est vraiment pas possible que tous puissent planter des vignes. En effet avec ces théories approximatives et des propos aussi acides ils fabriqueraient à coup sur du vinaigre!

@gibero

tu as au moins en bonne partie raison , bientot la fin du monopole et du protectorat , je vais me mettre a planter , et comme tu le dis a gazer , enfin quand tu vois l'ampleur des mouvement de protestation pres des vignes , la multiplication des cancers infantiles et les deformations de l'appareil reproducteurs des enfants de vignerons ( micropenis chez les garcons ) etc....la liste est lognue , l utilisation massive de pesticides ne va pas durer ...
alors qu'au final le vin c'est pas meilleur que du coca pour la santé

Pagel

Puisque c'est si facile qu'attendez vous pour planter de la vigne messieurs les jaloux de nouvelles autorisations de plantation sont disponibles à partir du 1er janvier 2016. A oui j'oubliais pour cela il faut savoir se baisser et retrouver l'usage de ses mains ce qui à priori ne vous est pas arrivé depuis longtemps hormis pour sortir vos mouchoirs.

gibero

et oui il vaut mieux produire de la boisson que de la nourriture; ca rapporte beaucoup plus ;quelle honte et en plus la viticulture est le secteur agricole qui emploi le plus de pesticide; continuez messieurs dames a boire du pinard ; cette production est tres mauvaise pour l environnement mais on prefere taper sur les cerealiers; c est plus facile

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et ils vont encore ce plaindre les poche pleine

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