Dans le Rhône, les dégâts de la grêle estimés à 30 millions

Dans le Rhône, les dégâts de la grêle estimés à 30 millions

Les deux épisodes de grêle survenus dans le Rhône fin mai et fin juin ont durement touché un millier d'exploitations et les dégâts sont estimés à 30 millions d'euros, ont annoncé vendredi les professionnels en marge d'une réunion en préfecture.

Le préfet du Rhône Michel Delpuech a réuni maires et représentants du département et de la région avec des responsables professionnels pour voir comment accélérer l'examen des demandes d'état de catastrophe naturelle et de régime de calamités agricoles. La grêle a touché le 27 mai et le 24 juin entre 60 et 70 communes, frappant de nombreux domaines viticoles du Beaujolais mais aussi l'arboriculture (300 exploitations endommagées), le maraîchage (80 exploitations) et de nombreuses exploitations d'élevage et de grandes cultures (550). 

Au total, la Chambre d'agriculture du Rhône estime que 3.000 hectares de vignes et de vergers sont concernés. Partant du principe qu'un hectare de ces productions dégage en moyenne 10.000 euros de chiffre d'affaires, elle chiffre les dégâts à 30 millions.

Recensement

Le 29 juin, un nouvel épisode s'est produit sur les Monts du Lyonnais, mais les dégâts n'ont pas encore été estimés. "On souhaite que le dossier du Rhône soit présenté le plus vite possible, dès septembre. Un recensement précis des dégâts est en cours et les communes sont invitées à transmettre les dossiers de reconnaissance de catastrophe naturelle d'ici le 14 juillet", a précisé le préfet à l'issue de la réunion. La grêle n'est pas éligible au dispositif de reconnaissance de catastrophe natuelle car il s'agit d'un dégât assurable -même si, par exemple dans le Beaujolais, moins de 40% des viticulteurs sont assurés- mais des coulées de boues ou des inondations peuvent l'être.

Afin d'activer le régime des calamités agricoles pour l'indemnisation des pertes de fond, un comité départemental d'expertise doit se tenir vers le 20 juillet, ce qui permettra de présenter les dossiers à la commission nationale dès la rentrée. Les exploitants pourront bénéficier d'un dégrèvement partiel ou total de leur taxe foncière sur les propriétés non bâties (à réclamer avant le 2 septembre). D'autres dispositifs seront mobilisables afin de soulager les trésoreries des exploitants (MSA, administration fiscale).

Source Avec AFP

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