Deux prédateurs pour lutter contre les cochenilles

Clara de Nadaillac - Réussir Vigne Janvier 2012

Deux prédateurs pour lutter contre les cochenilles
Prédation in situ d’une femelle d’Héliococcus bohemicus par une larve de Chrysoperla sp. © Ph. Kuntzmann - IFV

L’IFV a testé l’implantation de coccinelles Exochomus quadripustulatus d’une part, et de Chrysoperla sp. et Exochomus quadripustulatus d’autre part, respectivement contre la cochenille du cornouiller et contre la cochenille farineuse. Tous deux donnent de bons résultats.

L’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV) planche sur des méthodes de lutte biologique contre les cochenilles. Il a mené deux expérimentations, en 2009 et 2010, dont les résultats ont été dévoilés lors de la neuvième conférence internationale sur les ravageurs en agriculture, fin octobre.
Le premier essai visait à évaluer l’efficacité de la coccinelle Exochomus quadripustulatus, en tant que prédateur de la cochenille du cornouiller Parthenolecanium corni, en Bourgogne. L’Institut a introduit des larves de coccinelles sur les ceps, à cinq reprises en 2009, entre fin avril et début septembre, et à trois reprises seulement en 2010, entre début juillet et début septembre. Le résultat a été concluant avec une efficacité de 70 % en fin de chaque campagne. Mais l’IFV a remarqué que seuls les lâchers d’Exochomus quadripustulatus réalisés sur les stades juvéniles de la cochenille du cornouiller, L1 et jeune L2, donnent de bons résultats, d’où le choix de la période de lâcher en 2010.

Lutte biologique

La seconde expérimentation s’est déroulée en 2010 en Alsace. Le but était d’évaluer des prédateurs de la cochenille farineuse Heliococcus bohemicus. L’IFV a réalisé trois lâchers printaniers (fin avril, 12 mai et 19 mai) de Chrysoperla sp., un prédateur biologique commercialisé par l’entreprise Koppert. Ils ont été complétés par trois introductions estivales (début et fin juillet, fin août) d’Exochomus quadripustulatus. Là encore, l’efficacité a été bonne : d’environ 60 %. Mais l’IFV ne sait pas quelle est la part de la régulation à attribuer respectivement à Chrysoperla sp. et à E. quadripustulatus.  

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