En Alsace, les jeunes viticulteurs veulent de la rigueur

Marion Ivaldi - Réussir Vigne Avril 2012

En Alsace, les jeunes viticulteurs veulent de la rigueur
Le programme d’expérimentation de traitement de 4000 tonnes de sous-produits de vinification, mené en 2011, n’a pas été reconduit. Crédit photo : J.-C. Gutner

Le vice-président des Jeunes agriculteurs du Haut-Rhin veut un meilleur contrôle contre les usurpations d’identité des AOP alsaciennes. Il s’élève aussi contre l’arrêt des expérimentations de valorisation des sous-produits de vinification.

“ Nous souhaitons que l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA) et notre interprofession (CIVA) se dotent des outils juridiques nécessaires afin de lutter contre les usurpations d’identité de nos appellations. Il faudrait davantage de rigueur ”, indique Frédéric Schermesser, vice-président des Jeunes agriculteurs du Haut-Rhin pour la section viticulture. Selon lui, les pratiques commerciales de certains opérateurs sont plutôt approximatives vis-à-vis des cahiers des charges. Certains utiliseraient la mention premier cru pour des AOP l’interdisant, d’autres produiraient des vins bi-cépage pour certains marchés exports. L’AVA et le Civa ont commencé à étudier le problème. “ Il faut définir la gravité de chaque manquement et voir quelle réponse y apporter, notamment quelles sont les sanctions ”, explique Frédéric Schermesser.
Autre sujet de préoccupation des jeunes viticulteurs du Haut-Rhin : l’arrêt de l’aide aux prestations viniques prévue pour 2013. Financé par FranceAgriMer, le programme d’expérimentation de traitement de 4 000 tonnes de sous-produits de vinification mené en 2011 n’a pas été reconduit cette année. Il portait sur des opérations d’épandage, de méthanisation et de compostage. Selon Frédéric Schermesser, “ Les premiers résultats sont encourageants. Cette solution est moins onéreuse pour le producteur que l’envoi à la distillation. Mais il est nécessaire de poursuivre les expérimentations sur plusieurs années. FranceAgriMer voulait limiter l’expérimentation à quelque centaines de kilo, ce qui n’a pas de sens quand l’objectif est de créer une filière industrielle ”. Et sans solutions adéquates à l’arrêt de l’aide aux prestations viniques, les producteurs doivent s’attendre à payer davantage le traitement des déchets de vinification…  

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier