Exportations vers l'Australie et l'Allemagne : Des marchés pour sortir de la crise ?

Stéphane Seegers

En cette période délicate, Ubifrance met l'accent sur la nécessité de préserver la rentabilité des entreprises en évitant de se battre sur les volumes, et en s'attaquant à des marchés plus rémunérateurs et surtout en affirmant et valorisant notre savoir faire.
Si la Chine, en affichant une augmentation en volume de 71 % sur les neuf premiers mois de 2009, apparaît comme un nouvel Eldorado, beaucoup de monde cherche à s'y installer. D'autres marchés peuvent s'avérer plus adéquats pour l'instant. Il est intéressant de souligner le fait que l'Australie devient un pays qui importe de plus en plus. Elle arrive au niveau peut-être modeste mais pas inintéressant de Singapour, Hong-Kong ou encore la Norvège. “ Il faut peut-être tenter quelque chose là-bas où la concurrence est pour l'instant moins rude qu'à Singapour ou Hong-Kong ”, signale Hervé Henrotte.
Par ailleurs, l'Allemagne est un marché en évolution. Jusque-là, la tendance était donnée par le hard-discount. Mais avec les transferts de consommation entre les voitures et les petits plaisirs, les Allemands prennent goût à des vins plus haut de gamme. “ Il y a une place à se faire rapidement en profitant de cette montée en gamme. Les Allemands accordent une valeur importante au terroir et le marché est très éclaté. Ils ne veulent pas de vins marketés avec un kangourou ou un papillon sur l'étiquette. Ce débouché nouveau conviendrait plutôt à des volumes moyens. C'est une occasion rêvée pour les vins d'appellation français. ”

Source Réussir Vigne Janvier 2010

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