Filière Vin : la fermeté des prix soutient le chiffre d'affaires

Crédit Agricole SA

Filière Vin : la fermeté des prix soutient le chiffre d'affaires

Le retour à une croissance modérée du chiffre d’affaires entamée en 2012 se confirme.

En 2013, le chiffre d’affaires export de la filière Vins a stoppé sa progression, continue depuis plusieurs années, qui combinait une présence accrue sur les marchés hors Union Européenne et une fermeté des prix. Le tassement des exportations de Bordeaux (– 7,6 %) dans le contexte de deux récoltes historiquement faibles, comporte néanmoins un élément conjoncturel : l’enquête « anti-dumping » des autorités chinoises, suivie d’une campagne nationale anti-corruption générant un sur-stockage pour cette destination qui représente un quart des exportations bordelaises. Ensemble, les grandes maisons Champenoises et les entreprises viticoles d’Aquitaine réalisent près de la moitié du CA International de la filière.

La croissance du CA 2013 de la filière repose donc sur les ventes France (+ 4 %), principalement les Vins Tranquilles du Languedoc et du Rhône - qui disposaient de stocks suffisants, à un prix moyen compétitif. Les prix restent soutenus par la faiblesse des récoltes 2012 et 2013 de plusieurs grands bassins.

Après une année 2012 particulièrement bien orientée, la rentabilité d’exploitation de la filière Vins retrouve son niveau de 2011 : le ratio EBITDA/CA s’élève à 7,1 % pour l’ensemble des entreprises hormis les Leaders du Champagne. Ces derniers connaissent également une inflexion de leur rentabilité, qui reste néanmoins à un niveau élevé (22 %) en raison du prestige de leurs marques et d’un positionnement premium. Enfin, la réorientation de la demande vers un mix-produit moins cher tend à réduire quelque peu les écarts de rentabilité entre bassins de production - qui restent toutefois importants.

Les investissements sont essentiellement réalisés par les Leaders du Champagne. Toutefois, la plupart des entreprises de la filière investissent dans l’entretien et la modernisation de leur outil de production, amorti à hauteur de 60 % en Vins Tranquilles, 43 % en Champagne.

L’endettement bancaire est principalement affecté au financement des stocks. Il représente moins de 5 années d’EBITDA en moyenne, mais quelques Grandes entreprises de Vins Tranquilles présentent une fragilité (ratio > 10 ans).

La qualité du risque filière s’améliore, en lien avec les bons résultats dégagés par la filière ces trois dernières années.

Pour plus d'informations sur cet article : voir la pièce jointe

Source L'Observatoire financier des Entreprises Agroalimentaires (nov.2014)

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier