Filière viticole : Les organisations de producteurs refont surface

Marion Ivaldi

Le ministère de l'Agriculture souhaiterait édicter prochainement un décret définissant les organisations de producteurs (OP) en viticulture. L'OCM prévoit, en effet, que des OP puissent être constituées dans le but d'assurer la programmation de la production et son adaptation à la demande, d'assurer la mise en marché, d'optimiser les coûts, de régulariser les prix à la production et d'assurer une assistance technique nécessaire à la mise en oeuvre d'une viticulture respectueuse de l'environnement.

L'organisation de producteurs (OP) doit adapter la production à la demande et apporter une assistance technique pour mettre en oeuvre une viticulture respectueuse de l'environnement. (P. Cronenberger)

L'organisation de producteurs (OP) doit adapter la production à la demande et apporter une assistance technique pour mettre en oeuvre une viticulture respectueuse de l'environnement. (P. Cronenberger)

Trouver la taille adéquate

La taille minimale de l'OP fait débat. La proposition faite par le ministère de l'Agriculture porte sur un volume de 100 000 hl et 200 producteurs. Les Vignerons indépendants de France (VIF) souhaiteraient en revanche que cette taille s'adapte au type de produit (vins sous indication géographique ou pas) ainsi qu'à la possibilité ou non du transfert de propriété. Ce dernier point fait également l'objet de débat car pour la coopération, le transfert de propriété devrait être rendu obligatoire, ce qui n'est pas le point de vue des VIF. “ Avec le transfert de propriété, le groupement devient propriétaire de l'offre, sans transfert, la traçabilité est garantie car l'OP devient un metteur en marché de vins issus de propriétés différentes ”, explique le syndicat.

Source Réussir Vigne Mars 2011

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