L’affaire de Gevrey-Chambertin relance un débat sur le prix des terres

Marion Ivaldi - Réussir Vigne Décembre 2012

L’affaire de Gevrey-Chambertin relance un débat sur le prix  des terres
Pour le vice-président du BIVB : “ Le prix du foncier est déconnecté de l’économie réelle. ” © B. Compagnon / Archives

L’achat du domaine de Gevrey-Chambertin a fait grand bruit dans la presse. Pour le BIVB, l’urgence est à trouver une solution pour faire face à un prix du foncier qui s’envole.

“Honnêtement, la vente du château du Gevrey-Chambertin, c’est un non-événement pour les vignerons bourguignons ”, explique Michel Baldassini, vice-président du BIVB. Ce dernier indique que son récent achat par un Chinois est plutôt une bonne chose. “ C’est un vieux château qui doit être rénové, avec deux hectares de vignes qui seront exploitées par des vignerons voisins. ” Ce n’est donc pas, selon lui, une catastrophe. Cette affaire a cependant mis en exergue un problème auquel sont ou seront confrontés les vignerons bourguignons un jour : “ le prix du foncier est déconnecté de l’économie réelle. Quand le prix atteint trois millions d’euros par hectare, il est impossible de rentabiliser l’achat sur une génération ”, déplore Michel Baldassini.

Intervention de la Safer

Fort de ce constat, le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) lance une réflexion, en partenariat avec la Safer. “ Nous ne savons pas encore quelles solutions pourront être apportées ”, explique Michel Baldassini. La mise en place d’un système de portage du foncier, à l’instar de ce qui se pratique, non sans problèmes, dans le vignoble bordelais sera sans nul doute étudié.

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