La Bourgogne lie les cultures du vin et du thé

Faire le lien entre la culture du thé en Chine et celle du vin en Bourgogne : c'est l'initiative mise en place par la filière viticole bourguignonne afin de développer les liens commerciaux avec cette région d'Asie, dont la part de marché ne cesse de croître.

« Nous nous sommes rendus compte que lorsque nous parlions de la notion de terroirs à des clients étrangers, les Chinois comprenaient plus facilement car ils ont la même chose avec le thé », explique Jean-Pierre Renard, consultant et spécialiste des vins de Bourgogne qui intervient régulièrement en Asie, à l'origine du projet.

« Il s'agit de faire un lien entre deux boissons mythologiques, entre deux cultures qui se rencontrent à travers ces boissons », poursuit Jean-Pierre Renard qui ne cache pas que c'est une façon de « mettre un pied en Chine » et d'y « développer notre présence ».

Début novembre, une délégation de producteurs de thé et de représentants officiels de la province côtière du Fujian sera en Bourgogne pour rencontrer les producteurs de vin afin « d'échanger sur leur approche respective des terroirs et des moyens à mettre en oeuvre pour les sublimer ».

L'ouverture d'une Ecole des vins dans la province du Fujian fait également partie du projet ainsi que l'installation d'une Ecole des thés en Bourgogne pour « répondre à l'engouement des amateurs français pour les grands thés de Chine ».

Le nombre des bouteilles exportées en Chine est passé de 56.000 en 2003 à 696.000 en 2010, pour une valeur de 4.825.000 euros cette même année, selon l'interprofession bourguignonne (BIVB), également partenaire de l'opération. Les 7 premiers mois de 2011 présentent une hausse des volumes exportés de 93%, par rapport à 2010.

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