“ La Chine s’est payé Bordeaux ”

Claudine Galbrun - Réussir Vigne Novembre 2012

“ La Chine s’est payé  Bordeaux ”
À travers un tour du monde viticole, les deux auteurs du livre expliquent comment le vin est devenu un instrument de puissance et comment notamment la Chine entend s’en servir. DR

“ Il est étonnant de voir à quel point la Chine s’est payé Bordeaux (via ses vins) comme elle a acheté les Etats-Unis (via sa dette) ”, peut-on lire dans l’ouvrage intitulé La guerre des vins, d’Aymeric Mantoux et de Benoist Simmat aux éditions Flammarion. Un livre dont la thèse est audacieuse : le vin serait ainsi “ plus cher que l’or, plus rare que le pétrole ” et serait un instrument de puissance méconnu, contribuant au prestige des nations qui le maîtrisent depuis des siècles. Le vin ferait ainsi partie intégrante du souchouqu, la stratégie de conquête mondiale de la Grande Chine. Et Bordeaux déroulerait le tapis rouge pour ses clients chinois. Les deux auteurs racontent notamment la fête de la fleur en juin 2011 au château Lascombes à laquelle étaient invités “ bon nombre ” de Chinois et pour lesquels le menu avait même été traduit en mandarin. Et s’ils affirment que la Chine s’est payé Bordeaux, c’est parce qu’ils ont réussi à faire avouer au propriétaire du château Lascombes qu’entre 55 et 70 % de ses caisses (second grand cru classé de Margaux) partaient en Chine depuis trois millésimes.

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