Le prix du vin ne devrait pas flamber

Le prix du vin ne devrait pas flamber
La récolte sera faible dans toute l'Europe (DR)

Les faibles vendanges envisagées cette année ne devraient pas entraîner de flambée des prix du vin, estiment les responsables de la filière viticole de FranceAgriMer.

"On n'attend pas d'augmentation des prix : pour le consommateur, ça devrait rester stable", a estimé Jérôme Despey, président du Conseil spécialisé Vins  de FranceAgriMer . "La grande distribution a encore des stocks" pour faire face à la demande, a-t-il assuré, rappelant aussi qu'une "hausse des prix de 10 à 15% avait déjà été constatée en 2011". La grande distribution représente environ les deux-tiers des ventes de vin (en volumes) à domicile, qui eux-mêmes comptent pour 75% de la consommation française.

FranceAgriMer table cette année sur une production de 42,5 millions d'hectolitres  - contre 51 millions en 2011 et une moyenne de 46 à 47 millions sur la décennie écoulée, soit  la plus petite récolte depuis 1991. Une petite récolte qui semble être générale en Europe : L’Espagne attendrait  40 millions d'hectolitres, au même niveau sensiblement que 2011 qui avait déjà été une petite année en raison de la sécheresse  et l'Italie prévoit 36 millions, contre 52 millions en 2011.

La production italienne  tombe à des niveaux extrêmement bas en raison de forts épisodes de gel et de sécheresse. L’Italie  était pourtant passée devant la France en 2010 et se situe d'ordinaire à des quantités équivalentes.

Viticulteur à l'Est de Montpellier, Jérôme Despey a déjà constaté "une baisse de récoltes du chardonnay de 50 à 85% par rapport à 2011" selon les parcelles, avec des rendements de 5 à 6 tonnes/hectare contre 10 t/ha d'ordinaire.  "Sur le merlot, j'en suis à 7 à 8 t/ha là, où on atteint habituellement 12 à 13 t/ha avec l'irrigation", a-t-il poursuivi. "Les vignerons eux-mêmes sont surpris par ces faibles volumes".

A l'heure des vendanges, M. Despey dressait un état de lieux pour les vins de table et de pays - Appellation d'origine protégée (AOP); Indication géographique protégée (IGP) et Sans indication géographique (SIG).  Les SIG, notamment, "permettent aux vins français de rester compétitifs face à la concurrence de l'Australie, du Chili ou de l'Argentine", a-t-il rappelé, soucieux de "ne pas déconnecter (les prix) du marché mondial".

La France exporte 15 millions d'hectolitres (vins et spiritueux) par an - l'équivalent de la vente de 154 Airbus.

Source avec AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier