Les œnologues américaines demandent la parité

Claudine Galbrun

“ Je ne regrette rien ” de  Ted CoCOnis. Un artiste à suivre sur son  site : www.tedcoconis.com
Les œnologues californiennes, ne manquent certainement pas d’humour et le montrent en ayant choisi pour illustrer la page d’ouverture de leur site une peinture de Ted CoCOnis. (DR)

On en est loin aux États-Unis. On compterait moins de 10 % de femmes dans la profession d’œnologue. Mais les Californiennes ont décidé de faire entendre leur voix et viennent de lancer leur site internet : Women Winemakers of California.

C ela fera bientôt cinquante ans qu’une femme obtenait pour la première fois aux États-Unis son diplôme d’œnologue. Mais au bout de toutes ces années, force est de constater que dans ce domaine professionnel, le mâle demeure singulièrement dominant. Selon une étude réalisée auprès des 3 200 wineries californiennes par des chercheurs de l’université de Santa Clara, moins de 10 % de femmes occuperaient un poste d’œnologue. Mais elles espèrent bien changer les choses. Car pour l’instant, notent-elles sur le site internet : Women Winemakers of California, qu’elles viennent de lancer, si l’on demande même à quelqu’un proche de la filière viticole de citer le nom d’une femme œnologue, la réponse est toujours la même : “ sans aucun doute, il doit y en avoir mais je n’en connais aucune ”. Lassant, pour le moins.
L’espoir d’atteindre les 15 à 20 % de femmes œnologues

Avec ce site, ces militantes des causes féministe et œnologique veulent présenter aux internautes tous leurs talents et leurs réussites viniques, les wineries dans lesquelles elles travaillent et l’évolution de leur carrière. Un site internet ne suffira sans doute pas à modifier la face du monde bachique et à renverser cette suprématie masculine. En tous cas, elles ne doivent pas être dupes de cela, prévient Lucia Albino Gilbert, l’une des chercheuses qui a travaillé sur cette étude et initié le projet de ce site : “ il faudra encore beaucoup de temps avant que les femmes ne connaissent la parité dans cette filière. Mais je pense que nous pouvons espèrer atteindre un pourcentage de femmes œnologues de 15 à 20 % dans les prochaines années ”.  Au fait, en France, quelqu’un est-il capable de citer à brûle-pourpoint le nom d’une femme œnologue ?

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