Les restructurations et la concentration vont se poursuivre dans le secteur de la coopération vinicole

Claudine Galbrun - Réussir Vigne Mai 2013

Les restructurations et la concentration vont se poursuivre dans le secteur de la coopération vinicole
Il faut être capable de concentrer les volumes pour répondre à la grande distribution et à l’exportation. © P. Cronenberger

De plus de 1000 coopératives vinicoles en 1989, le nombre est passé à 720 en 2012, selon les chiffres de la CCV, la Confédération des coopératives vinicoles de France. Conséquence de la grosse vague de fusions ou regroupements de caves qui a débuté en 1990. Et ces mouvements devraient continuer, estime Nathalie Corade, économiste à l'Enita de Bordeaux, même si un certain essoufflement se ressent actuellement.

Des restructurations sont encore nécessaires, confirme en effet Boris Calmette, président de la CCVF. “ Une concentration de l’offre est à mener notamment en ce qui concerne les outils de commercialisation, selon les segments de marché sur lesquels ils opèrent. S’ils commercialisent des vins de cépage, des vins sans IG ou des IGP de département, le volume est un élément primordial. Sur ces segments d’entrée à cœur de gamme, il faut être capable de concentrer les volumes pour répondre à la grande distribution, à l’exportation et pouvoir faire preuve de professionnalisme.

De ce point de vue, on ne peut que se féliciter du regroupement de Val d’Orbieu et de l’Uccoar qui pèse aujourd’hui 3 millions d’hl. On devrait réfléchir à l’émergence d’autres groupes coopératifs de cette importance en France. D’autant plus que notre développement se fera surtout à l’export. Même s’il ne faut pas négliger la France. Quant aux outils de transformation, les limites de la restructuration sont posées par la capacité d’approvisionnement du bassin de production. Et pour que ceux-ci soient performants, il faut qu’ils soient saturés. De ce point de vue, du travail reste encore à faire. ”

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