Louis Latour devient opérateur économique agréé

Mathilde Leclercq

Louis Latour devient opérateur économique agréé
Louis Fabrice Latour, directeur de la maison Louis Latour, a opté pour la certification OEA afin de sécuriser les transactions grand export. - © S. Chapuis

La maison de négoce bourguignonne, Louis Latour, oriente ses marchés en grande majorité vers l'export, qui représente aujourd'hui 80 % des volumes commercialisés. Pour sécuriser les transactions, son directeur, Louis-Fabrice Latour, vient d'obtenir la certification OEA (opérateur économique agréé) délivrée par les douanes françaises.

Une démarche transversale

Cette dernière s'inscrit dans la continuité des actions déjà engagées par la maison. En 2006, elle avait adhéré au C-TPat (Customs-Trade Partnership Against Terrorism), une initiative lancée par les services de douanes américains, en réponse aux attentats du 11 septembre. « À l'époque, cela nous avait demandé plus d'un an de travail et de nombreux investissements, se rappelle Éric Bernard, responsable logistique. Nous avons dû sécuriser l'ensemble des bâtiments grâce à des caméras de surveillance et des portes sécurisées. » Le passage à l'OEA était donc logique. « C'est une certification qui prend encore plus de sens au vu des événements récents », assure le responsable logistique. Au-delà de l'aspect sécuritaire, l'agrément OEA présente de nombreux avantages. « C'est une démarche plus transversale qui prend en compte les aspects de trésorerie, de facturation, etc. Cela nous a également permis de réaliser un audit externe très détaillé et de valider notre process de production », commente David Chazerans, responsable qualité de la maison Louis Latour.

Fluidifier les transactions pour le grand export

« À travers cette certification, nous espérons gagner en fluidité vis-à-vis de nos clients grand export », résume Éric Bernard. Et pour cause, la reconnaissance en tant qu'agent fiable par les services de douanes permet, entre autres, de diminuer le temps d'immobilisation des containers à l'arrivée. « Bien sûr, l'enjeu pour nous réside aussi dans les partenariats que les douanes françaises peuvent nouer avec les pays importateurs comme le Japon ou la Chine », poursuit-il. Et le responsable qualité insiste sur la souplesse du dispositif. « L'analyse de risques nous a paru vraiment adaptée à l'entreprise et je pense que n'importe quelle structure, du moment qu'elle maîtrise son personnel et les risques encourus, peut adhérer à la démarche sans difficulté », observe-t-il.

Source Réussir vigne

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