novidéo : Les films sur le vin montent en gamme

Marion Ivaldi

Le festival Œnovidéo qui s'est tenu les 9 et 10 mai à Nuit-Saint-Georges a été le révélateur d'une amélioration de la qualité des films ayant pour thématique le vin.

Plus originaux, plus professionnels, les films sur le vin deviennent des petits bijoux cinématographiques. Et ce n'est pas Henri-Laurent Arnould, président du festival Œnovidéo qui démentira cette évolution. “ Depuis 1993, date de la création du festival, la qualité des films s'améliore. ” Il est vrai qu'à ses débuts, le festival a vu défiler des productions d'une dizaine de minutes “ qui commençaient par le cycle végétatif de la vigne et se terminait au restaurant ”, indique Henri-Laurent Arnould, le tout relevant davantage de la vidéo amateur que du cinéma.

“ La Géorgie pour l'amour du vin ” traite de l'effet de l'embargo russe sur l'une des composantes clés de la culture géorgienne : le vin. (DR)

“ La Géorgie pour l'amour du vin ” traite de l'effet de l'embargo russe sur l'une des composantes clés de la culture géorgienne : le vin. (DR)

De plus en plus de grosses productions

L'arrivée des pays du nouveau monde, l'intérêt croissant pour le documentaire, ont fait évoluer les choses. Les médias ont vu dans le monde viticole une source d'inspiration en matière de personnages riches en couleur, au charisme qui fleure bon le terroir. “ Depuis deux ans, des films à gros budgets sont présentés. Les films d'une quinzaine de minutes ont pratiquement disparu de la sélection ”, poursuit Henri-Laurent Arnould. Cette année, le festival a ainsi projeté en avant première Merlove, le film sur le merlot destiné à répondre à Sideways qui encensait le pinot noir. Était aussi prévu Corked, une comédie américaine qui présente une satire de tous les acteurs du monde du vin : producteurs, spécialiste du marketing, critique et même consommateurs. On est loin de l'univers élégant et luxueux où le vin parfois se complaît. Reste que la vidéo est encore peu exploitée par le monde viticole français. Si l'on trouve des films sur les régions viticoles, “ c'est grâce aux organismes de tourisme, aux conseils régionaux ”, constate Henri-Laurent Arnould qui regrette que les interprofessions viticoles françaises ne financent pas davantage la production de films.

Source Réussir Vigne Juin 2009

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