Saône-et-Loire : allégement du dispositif de lutte contre la flavescence dorée

Saône-et-Loire : allégement du dispositif de lutte contre la flavescence dorée
52 communes où aucun foyer n'a été décelé seront dispensées d'insecticides.

Le préfet de Saône-et-Loire, Fabien Sudry, a annoncé des ajustements dans le dispositif de lutte contre la flavescence dorée, avec la création de trois zones plus ou moins touchées par la maladie.

Pour la campagne 2014 en Saône-et-Loire, le préfet a dit vouloir "ajuster le traitement insecticide à la situation" en créant trois zones. Les 49 communes fortement touchées par la maladie seront soumises à trois traitements, les viticulteurs de 52 communes où des pieds malades ont été trouvés de manière isolée devront appliquer deux traitements. Aucun insecticide ne sera imposé en revanche dans 52 autres communes de la zone viticole où aucun foyer n'a été décelé.

Une zone expérimentale va être étendue sur Vergisson, Solutré et Pouilly pour évaluer l'efficacité de la première application insecticide. Une dispense de deuxième traitement pourra alors être accordée.

Un important foyer de flavescence dorée avait été découvert en Saône-et-Loire en 2011, entraînant en Bourgogne l'arrachage de 11 hectares de vignes en 2012 puis 0,2 ha en 2013. En 2013, l'ensemble des communes viticoles, soit 13.000 ha, avaient eu l'obligation d'appliquer trois traitements contre les cicadelles. A la chambre régionale d'agriculture, Robert Martin estime qu’il faut rester vigilant "si on arrive à éradiquer la maladie, dans environ trois ans, on ne parlera plus d'insecticide". 

La lutte contre la flavescence dorée "repose sur du 100% collectif", insiste le président de la Confédération des appellations et vignerons de Bourgogne, Jean-Michel Aubinel. "Le vignoble bourguignon ayant la particularité d'être très morcelé, si un seul ne suit pas l'obligation (de traiter), le travail des autres à côté est réduit à néant", a-t-il poursuivi.

Le vignoble bourguignon a été secoué par une polémique après qu'un viticulteur bio de Côte-d'Or eût refusé de traiter ses vignes en 2013. Poursuivi en justice, il avait été condamné le 7 avril à Dijon à une amende de 1.000 euros, dont la moitié avec sursis.

 

Source avec AFP

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