Signature d'un appel contre la suppression des droits de plantation

Quelque 80 élus des régions viticoles françaises et professionnels de la filière vin ont signé l'"Appel de Dijon" pour dire "non" à la fin programmée des "droits de plantation" viticole, un outil de maîtrise de la production voué à disparaître d'ici fin 2015.

   A l'initiative de la région Bourgogne, de l'association des régions de France, de l'association des régions européennes viticoles, notamment, des élus d'Aquitaine, d'Auvergne, de Champagne-Ardenne, de Languedoc-Roussillon et des Pays-de-la-Loire, ainsi que des représentants des interprofessions de vins ont signé cet "appel" qui vise à obtenir "l'abandon pur et simple" de ce projet.

  "Fort de 1.800 délibérations de collectivités locales et territoriales françaises", ce texte appelle à "unir nos efforts pour amplifier la mobilisation en France et en Europe" et annonce l'organisation "d'une grande manifestation d'envergure européenne à Bruxelles à l'automne 2012".

  La décision de supprimer d'ici fin 2015 le système de contrôle des droits de plantation de vignes avait été prise en 2008 par l'UE, dans le but de libéraliser le marché en permettant aux viticulteurs de planter ce qu'ils désirent.

  Une quinzaine de pays dont la France, l'Italie, le Portugal et l'Espagne, ainsi que la Fédération européenne des vins d'origine (EFOW), qui défend les intérêts de producteurs de vins avec appellation d'origine à Bruxelles, réclament l'annulation de la réforme.

  Le commissaire européen à l'Agriculture, le Roumain Dacian Ciolos, n'a pas exclu un réexamen de ce programme et a annoncé en janvier la création d'un groupe d'experts de haut niveau pour en débattre et rendre son rapport "avant la fin de l'année".

  Après cette échéance de fin 2015, chaque Etat a la possibilité de préserver ce régime jusqu'en 2018, s'il estime que la disparition précipitée des droits de plantation ferait courir un risque trop élevé à certains vignobles.

  Les opposants à la réforme mettent en garde contre un risque de surproduction entraînant une baisse des prix. Ils invoquent des conséquences néfastes pour les zones viticoles les moins productives, une industrialisation excessive du secteur et une dévalorisation des vignobles prestigieux à cause de l'augmentation de la surface de vignes.

Source AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier