Social : Huitième jour de grève dans le groupe de champagne LVMH

Les salariés des maisons de champagne du groupe LVMH ont entamé leur huitième journée de grève pour réclamer des hausses de salaire et une revalorisation des primes, a-t-on appris de source syndicale.

Depuis le 17 mars le mouvement de contestation initié dans la maison Veuve Clicquot monte en puissance et touche maintenant, selon les syndicats, la plus grande partie des ouvriers de la production des maisons appartenant à Moët Hennessy Champagne et Services (MHCS), la nouvelle entité juridique de LVMH qui regroupe les marques Moët et Chandon, Veuve Clicquot Ponsardin, Krug, Ruinart, Mercier.

« Il y a un cumul de perte de pouvoir d'achat depuis deux années et la crise n'explique pas tout », a affirmé Patrick Leroy, secrétaire général du syndicat CGT du champagne. Il dénonce la baisse de la prime de participation « qui était de 17% du salaire l'année dernière et qui est passée à seulement 0,8% ». Outre une revalorisation des salaires de 2%, les syndicats réclament une « prime de fusion de 1.500 euros par salarié » en attendant des négociations sur l'harmonisation des différents avantages de chaque maison, regroupées au sein de MHCS.

« Nous voulons un alignement sur le mieux disant de chaque accord de chaque maison », a précisé M. Leroy. Pour Stéphane Baschiera, PDG de Veuve Clicquot, la prime liée à la participation relève d'un « simple calcul mathématique. 2009 pour Veuve Clicquot, comme pour l'ensemble de la Champagne, n'a pas été une année exceptionnelle pour ce qui est des affaires, et ce qui sort de ce calcul est nécessairement inférieur aux années précédentes », a-t-il expliqué en se disant confiant sur une issue prochaine du conflit.

Source AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier