Sud-Ouest : Bergerac demande une révision de son cahier des charges

Claudine Galbrun

Un vent de révolte souffle à Bergerac, à tel point qu'une assemblée générale de l'ODG est organisée pour étudier la révision du cahier des charges.

Dans un contexte général déjà difficile avec des ventes en berne et des prix au plus bas, sont venues s'ajouter les contraintes imposées par le nouveau cahier des charges de l'AOC bergerac. “ La situation était explosive. Les gens allaient arracher sans rien dire alors nous avons voulu secouer le cocotier ”, explique Eric Chadourne, président de l'Union coopérative Bergerac-Le Fleix, à la tête de cette fronde. L'obligation de planter à 4000 pieds/ha, tandis que Bordeaux se voyait autoriser une densité moindre (3300 pieds/ha), accompagnée d'une baisse des rendements pour l'AOC générique bergerac, “ l'une des moins chères de France ”, a fini de mettre le feu aux poudres.

Eric Chadourne : «  Il est difficile de croire que des contraintes de production supplémentaires vont nous permettre de vendre plus cher. » (N. Fray / Réussir Le Périgord)

Eric Chadourne : « Il est difficile de croire que des contraintes de production supplémentaires vont nous permettre de vendre plus cher. » (N. Fray / Réussir Le Périgord)

Une pétition a été organisée dans le vignoble qui a recueilli quelque 350 signatures sur un peu moins de 1000 vignerons pour demander la tenue d'une assemblée générale de l'ODG (Organisme de défense et de gestion) bergerac en vue de la révision du cahier des charges. Le message a été entendu et une assemblée s'est tenue le 23 février. “ Cette réaction ne signifie pas que nous refusons la réforme des AOC mais il est difficile de croire que des contraintes de production supplémentaires vont nous permettre de vendre plus cher. Dans un même bassin de production, cohabitent aujourd'hui Bergerac, Bordeaux et le Marmandais avec des cahiers des charges totalement différents et des niveaux de valorisation qui le sont tout autant alors que les circuits de commercialisation sont les mêmes. C'est le signe d'un profond malaise ”, assure Eric Chadourne.

Source Réussir Vigne Mars 2009

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