Sud-Ouest : Deux itinéraires rosés conseillés

Magali-Eve Koralewski

L'Institut français de la vigne et du vin (IFV) de Midi-Pyrénées a comparé quatre méthodes de vinification rosé. Deux sortent du lot.

“ Nous avons testé quatre itinéraires de vinification en vin rosé parmi lesquels le fermentaire
et le réducteur ont obtenu les meilleures notes en dégustation à l'aveugle ”, indique François
Davaux, responsable de l'expérimentation à l'IFV. Les études ont débuté en 2005 sur
quatre cépages du Sud-Ouest : duras, cot, négrette et marselan. Chaque cépage a été
récolté à deux dates de maturité différentes (11,5 et 12,5 degré potentiel en alcool) et vinifié
selon quatre itinéraires dits “ réducteur ”, “ fermentaire ”, “ extractif ” et “ stabulation à froid
”. “ Pour chaque itinéraire nous avons analysé les composés aromatiques (thiols, ester
volatils, terpènes, norisoprenoïdes). Les résultats des analyses sont en accord avec ceux
obtenus en dégustation ”, précise François Davaux.

Deux itinéraires adaptés

Les protocoles “ fermentaires ” et “ réducteurs ” pour chaque cépage favorisent
respectivement une expression prononcée d'esters volatils et de thiols. “ L'itinéraire
fermentaire apporte des arômes plus explosifs alors que le réducteur produit des vins plus
subtils. D'un point de vue technique, l'itinéraire fermentaire est plus simple à mettre en
oeuvre. Quel que soit le cépage, les modalités “ extractif ” et “ stabulation ” sont moins
appréciées. La stabulation sur bourbes pendant trois semaines coûte assez cher et ne
semble pas apporter au vin un réel intérêt ”, précise François Davaux. Et de conclure que,
dans tous les cas, un itinéraire technique spécifique à l'élaboration du rosé est préférable à
une saignée, souvent sous-produit de la vinification des rouges.

Pièces jointes

Source Réussir Vigne Mai 2008

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier