Suppression des droits de plantation viticoles : Neuf pays européens veulent garder un contrôle

Neuf états européens, dont la France et l'Italie, ont demandé à la Commission européenne de maintenir le contrôle des plantations dans les vignobles, un outil de maîtrise de la production voué à disparaître d'ici 2015.

Décidée en 2008 par l'Union européenne, la fin des droits de plantation - un système de contrôle des droits de plantation de vignes dans les vignobles - va permettre aux viticulteurs de planter ce qu'ils veulent.

Risque de surproduction

Mais neuf états souhaitent revenir sur la décision. Dans une lettre adressée au commissaire à l'Agriculture Dacian Ciolos, la France, l'Italie, le Portugal, l'Allemagne, la Hongrie, l'Autriche, la Roumanie, Chypre et le Luxembourg, ont mis en garde contre un risque de surproduction entraînant une baisse des prix.

Ils ont également invoqué des conséquences néfastes pour les zones viticoles les moins productives : une industrialisation excessive du secteur et une dévalorisation des vignobles prestigieux à cause de l'augmentation de la surface de vigne.

Possibilité de préserver les droits de plantation jusqu'en 2018

Tout en relevant que ces neuf états étaient encore loin d'obtenir la majorité qualifiée requise pour adopter des changements, la Fédération européenne des vins d'origine (EFOW) souligne qu'ils peuvent constituer une minorité de blocage s'ils estiment n'avoir pas obtenu satisfaction.

La Commission européenne envisage de rendre d'ici à la fin 2012 une analyse de l'impact de la réforme prévue, et n'exclut pas de proposer des modifications le cas échéant.

Si la suppression des droits de plantation est prévue d'ici 2015, chaque état européen a la possibilité de préserver ce régime jusqu'en 2018, s'il estime que leur disparition précipitée ferait courir un risque trop élevé à certains vignobles.

Source AFP

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