Taxation sur le vin : le monde viticole interpelle le Gouvernement

Taxation sur le vin : le monde viticole interpelle le Gouvernement

Le monde viticole (vignerons, producteurs, négociants) s'inquiète jeudi de mesures envisagées en France comme la taxation sur le vin, discutée en octobre dans le cadre du projet de budget de la sécurité sociale (PLFSS) et interpelle le gouvernement.

Une simple « erreur de copier-coller »

Une des mesures dénoncées  – l'interdiction de communiquer sur Internet– n’aurait  jamais été retenues par la mission interministérielle, précise Rue 89 et le Figaro sur leur site internet. A l’origine de cette confusion, une simple «erreur de copier-coller», explique  Stéphane Idrac, chargée de la communication pour la MILDT* :  «Non, rien de tout cela n’est dans la version finale du plan de lutte gouvernementale, c’est une erreur de maquette, déjà corrigée sur le site. Une erreur de copier-coller... Ces quelques lignes dénonçant la promotion en ligne du vin de devaient pas y figurer», explique-t-il dans Rue 89.

Il s’agirait donc surtout d’un «malentendu». Dans un nouveau communiqué «Vin et société» se félicite de la «disparition de cette mesure», tout en déplorant la manière : une «pratique inédite et non respectueuse du débat démocratique».

* (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie)

L'association Vin et société, qui regroupe tous les acteurs de la filière, a lancé jeudi une campagne de mobilisation sur internet, reprenant notamment un visuel de François Hollande, verre de vin en bouche, avec un message: « Merci, monsieur le président, de soutenir la 2e activité exportatrice de notre pays ».

En ligne de mire notamment de cette association, « le projet de fiscalité visant à taxer le vin sous prétexte qu'il serait mauvais pour la santé ». « Que va-t-on dire à la Chine ou encore aux Etats-Unis face à cette possible taxe? », s'interroge Audrey Bourolleau, déléguée générale de Vin et société, soulignant que « le vin à l'export représente 30% du marché français ».

Mais l'association souligne aussi « l'interdiction possible de parler du vin sur internet »: le plan de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) mentionne qu'internet pourrait être enlevé des supports autorisés par la loi Evin. Et des discussions se tiendront « dès novembre dans le cadre de la prochaine loi de santé publique du ministère de la Santé », précise Mme Bourolleau.

« Nous demandons l'abandon de ces mesures et la création d'une instance interministérielle afin d'établir un véritable dialogue », a exigé la déléguée générale, souhaitant rappeler que ces mesures pourraient « menacer la filière vin, qui représente 7,8 milliards d'euros à l'export ». Le site internet (cequivavraimentsaoulerlesfrancais.fr) « va permettre aux visiteurs de soutenir cette campagne à travers les différents réseaux sociaux mais aussi interpeller directement les parlementaires de leur circonscription », a-t-elle précisé. L'association dénonce « un courant moralisateur », consistant « à interdire et à déresponsabiliser » les Français.

Ces mesures envisagées « ne servent pas à lutter contre les excès mais à stigmatiser », selon Mme Bourolleau, qui souligne que « 31 millions de Français boivent du vin en moyenne une à deux fois par semaine » et que « la consommation de vin a baissé de 20% sur 10 ans ».

Source AFP

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Commentaires 2

enviede...

pas de doute ce n'est pas pour preserver les petits vignerons mais bien pour eviter aux ultra grosses propriété de perdre qqs uns de leur immense benefice

PIECE126

la seule motivation de nos dirigeants ne serait-elle pas plutôt l'augmentation tous azimuts des impôts et taxes???

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