Trois questions à Pascal Férat : Produire les meilleurs effervescents du monde »

Propos recueillis par Marion Ivaldi

Trois questions à Pascal Férat : Produire les meilleurs effervescents du monde »

Pascal Férat est président du Syndicat général des vignerons de la Champagne depuis plus d'un an. Il défend le positionnement luxe des champagnes.

Vous défendez un positionnement luxe des champagnes, pourquoi ?

La seule voie des champagnes est celle du haut de gamme des effervescents. Aujourd'hui, environ 10 % de la consommation des effervescents sont des champagnes. Il est possible que dans quelques années, cela ne représente plus que 8 %. C'est le risque de défendre un positionnement haut de gamme, de rester sur le devant de la scène et de produire les meilleurs effervescents au monde. Mais c'est un risque que nous devons prendre car la Champagne n'est pas adaptée à une production de grande échelle.
Nous sommes 20 000 producteurs qui s'efforçons de produire des vins de qualité sur de petites surfaces. La structure des exploitations est adaptée pour produire un produit haut de gamme.

Comment lutter contre les bas prix qui ont fleuri durant la crise économique ?

Les champagnes à moins de 10 euros vont disparaître des linéaires dans les mois qui viennent. Ces prix sont provoqués par des problèmes de trésorerie que rencontrent certains acteurs. Les distributeurs ont ainsi le pouvoir de faire pression et de baisser les prix. Mais le ratio de stocks revient à un niveau tout à fait raisonnable. La décote des vins va devenir de plus en plus difficile.

Comment percevez-vous les perspectives de marché ?

Elles sont bonnes. Les volumes commercialisés augmentent de 9 % par rapport à la précédente campagne et les prix remontent inexorablement. La demande revient même au grand export. L'impulsion de plaisir est de retour.

Source Réussir Vigne Mars 2011

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