UE: la France souhaite le maintien des droits de plantation viticole

UE: la France souhaite le maintien des droits de plantation viticole
Au sein de l’UE, il n’est possible de planter une vigne à raisin de cuve qu’à condition de disposer d’un droit de plantation de vigne.

Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a affirmé, à la veille d'un conseil des ministres de l'Agriculture de l'Union européenne à Luxembourg sur la réforme de la Politique agricole commune (PAC), que la France souhaitait un maintien des droits de plantation.

"Nous voulons une vraie régulation des marchés agricoles et les propositions de la Commission (européenne) ne sont pas suffisantes sur ce point", a déclaré le ministre lors de la séance de questions hebdomadaires au gouvernement devant l'Assemblée nationale. "En matière de droit de plantation viticole par exemple, il n'est pas question que nous acceptions la libéralisation des droits de plantation", a-t-il poursuivi, soulignant que le maintien de ces droits "signifient la qualité des vins français". 

Le président de la République Nicolas Sarkozy avait indiqué fin juillet devant la profession viticole que le gouvernement se battrait à Bruxelles contre la libéralisation du droit de plantation, synonyme de "mort du secteur".  Selon M. Le Maire, il reste également "du chemin à parcourir" en ce qui concerne le verdissement de la PAC.

"Oui au verdissement de la politique agricole, oui à un verdissement intelligent mais non à plus d'administration, non à plus de complexité et non à une stigmatisation des paysans français", a relevé le ministre. Il a précisé que sur ces deux points "nous avançons main dans la main avec l'Allemagne". "Pour la première fois dans l'histoire de la Politique agricole commune, nous négocions sur la base d'une position commune entre Paris et Berlin, qui renforce nos propres intérêts et nos propres convictions".

M. Le Maire a par ailleurs qualifié de "première victoire" le maintien du budget de la PAC "à l'euro près"  alors que la Commission européenne plaidait pour une réduction comprise entre 30 et 40% il y a deux ans.

Source d'après AFP

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