Un nouveau plan d'actions sur cinq ans pour enrayer la crise australienne

Claudine Galbrun

Un nouveau plan d'actions sur cinq ans pour enrayer la crise australienne
Pour aider la filière à renouer avec le succès, le GWRDC va investir 100 millions de dollars australiens (74,9 millions d'euros) dans les cinq ans à venir. (CA Snow & Associates)

L'organisme de recherche et de développement australien (Grape and Wine Research and Development Council) a lancé une vaste consultation de toute la filière pour mettre sur pied un nouveau plan d'actions de 2012 à 2017.

 
L'organisme de recherche et de développement australien (Grape and Wine Research and Development Council) a lancé une vaste consultation de toute la filière pour mettre sur pied un nouveau plan d'actions de 2012 à 2017.
“ Imaginez que vous soyez le directeur d'un organisme public et que vous ayez 20 millions de dollars à investir dans la recherche et le développement de la filière viticole, chaque année pendant cinq ans. Quels seraient selon vous les trois axes de recherche prioritaires à mener, susceptibles d'améliorer la rentabilité et la durabilité des entreprises ? ” Telle est la question que pose le GWRDC à l'ensemble de la filière australienne afin de mettre sur pied un nouveau plan d'actions en matière de recherche et de développement. La situation que connaît le secteur vitivinicole australien en 2011 est très éloignée de celle qui avait caractérisé sa phase de croissance impressionnante jusqu'en 2005, note la WFA (Winemaker's Federation of Australia). La compétitivité de la filière s'est grandement détériorée, conséquence notamment de taux de change défavorables, d'une meilleure performance d'autres pays producteurs et d'une érosion de la réputation sur le marché mondial des vins australiens. Ce qui s'est entre autres traduit par une baisse importante des exportations de vins à haute valeur ajoutée. Face à cette situation difficile, l'ensemble des organisations professionnelles australiennes ont appelé leurs membres à participer à la réflexion. Pourrait-on envisager une aussi vaste consultation en France ? On peut toujours se poser la question.

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