Vendanges 2012 : une récolte exceptionnellement basse

Vendanges 2012 : une récolte exceptionnellement basse

La récolte 2012 des raisins destinés à la vinification sera exceptionnellement basse en volume, estimée à 42,5 millions d'hectolitres mais le millésime s’annonce prometteur en qualité.

Avec 42,5 millions d'hectolitres prévus cette année, contre 51 millions l'an dernier, ce sera "la plus faible récolte depuis 1991", une "situation globalement constatée au niveau mondial", a indiqué jeudi le ministre français de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Les professionnels expliquent cette baisse des volumes par les conditions climatiques de ces derniers mois qui  n'ont pas épargné les vignes, dont certaines ont été détruites par le gel et la grêle.

Mais si le volume est prévu en baisse, en revanche "le millésime s'annonce prometteur", ont-ils affirmé alors que les vendanges viennent de débuter dans certaines régions.  Pour sa part, le ministre a souligné "le dynamisme" de la filière avec une progression des exportations en 2011, "en valeur et en volume : plus de 7 milliards d'euros en valeur et en 14 millions d'hectolitres en volume".

Le chiffre d'affaires d'export pour les vins et eaux de vie équivaut "à la vente de 154 Airbus", a-t-il dit.

Droits de plantation : renégocier avec Bruxelles

Cette réunion a été l'occasion également d'annoncer la mise en place d'une plate-forme commune des pays européens producteurs, comprenant la France, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne pour renégocier avec la Commission européenne sur la suppression des droits de plantation. Cette suppression, actée par Bruxelles en 2008, est planifiée pour 2015.

 "L'absence de tout dispositif de régulation du potentiel de production, et donc de l'offre, serait préjudiciable pour la France et nuirait à une offre de qualité", a reconnu le ministre. "Ce n'est pas une option envisageable pour la France", a-t-il ajouté, en annonçant vouloir "peser sur les discussions communautaires". Il a annoncé que cette plateforme s'adresserait à la Commission "avant le prochain groupe à Haut niveau qui a lieu le 21 septembre prochain".

A ce jour, pour planter des vignes, il faut obtenir une autorisation dite de "droits de plantation", destinée à "contrôler le potentiel européen en matière de production de vin et de garantir une utilisation adéquate des terres". Les viticulteurs français craignent que sa suppression ne "bouleverse l'équilibre fragile existant entre offre et demande". Conçu pour "encourager la concurrence", ce plan menace de "fragiliser le secteur du vin, se traduisant par un phénomène de surproduction", estiment-ils.

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Commentaires 1

TITI

Sur les droits de plantations , je pense que l'on protège les gens rattachés à la gestion de cette mesure , quant on sait que la mise en place d'un ha de vigne coûte 20.000 € et que ce même ha fait vivre 3 personnes en exploitation, libéralisons que diable !!!

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