Vers un étiquetage des allergènes

Clara de Nadaillac - Réussir Vigne Décembre 2011

Vers un étiquetage des allergènes
À partir du mois de juillet, les vins contenant de l’ovalbumine, de la caséine, ou du lysozyme, risquent de devoir en mentionner la présence sur leurs étiquettes, au même titre que celle des sulfites. © P. Cronenberger

Les vins bénéficient d’une dérogation, les dispensant d’indiquer la présence d’ovalbumine, de caséine ou de lysozyme sur leurs étiquettes. Mais l’Efsa vient de se prononcer contre un report de cette dérogation.

L’étiquetage des denrées alimentaires, et donc du vin, est régi par une directive européenne, qui impose de mentionner la présence des allergènes, tels que les sulfites, la caséine, l’ovalbumine ou encore le lysozyme. Malgré un premier rapport en défaveur de ces additifs, la filière viticole avait obtenu une dérogation pour les trois derniers, courant jusqu’au 30 juin 2012. On se souvient que les sulfites n’avaient pas eu la même chance.
Mais qu’en sera-t-il au-delà  ? Pour trancher, l’Union européenne a demandé à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) de se prononcer sur l’opportunité de mentionner ou non la présence de ces trois additifs sur les étiquettes de vin. Comme ce fut le cas en 2007, l’Efsa conclut que : “ Les vins clarifiés avec de la caséine de lait/de l’ovalbumine d’œuf ou ayant subi un contrôle microbien au lysozyme, peuvent déclencher des réactions indésirables allergiques chez les individus sensibles, dans les conditions d’utilisation indiquées par le demandeur. ”

La filière ne défendra pas un nouveau report

Est-ce à dire que la dérogation ne sera pas prolongée ? “ Aucune décision n’a été prise pour le moment ”, répond-t-on du côté de la Commission européenne. “ Le dossier est en cours d’examen. ” Mais ce qui est sûr, c’est que la filière française ne défendra pas un nouveau report. “ La France a déjà fait beaucoup sur ce dossier ”, rappelle Marie-Madeleine Caillet, experte OIV et vice-présidente de l’Union des œnologues de France. “ Je pense qu’on va s’en arrêter là. ” À part si un autre pays membre défend ardemment le dossier, il est probable que les vins étiquetés ou mis en marché après le 30 juin 2012 devront mentionner la présence de ces additifs. 

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