Vign’Éco : répondre à la demande des vignerons

Catherine Perrot

Les vignerons viennent examiner les effets du passage de deux outils de travail du sol : d’abord, entre les rangs, puis sous le rang.
Les vignerons viennent examiner les effets du passage de deux outils de travail du sol : d’abord, entre les rangs, puis sous le rang.

L’objectif de réduction de l’emploi des phytosanitaires fixé par le plan Ecophyto 2018 concerne de près les viticulteurs. La journée Vign’Éco a présenté un certain nombre de solutions pratiques qui permettront d’atteindre cet objectif.

Plus de 120 personnes, vignerons en  grande ma­jorité, ont participé à la journée Vign’Éco, au ly­cée de Briacé le 15 mai dernier, organisée par la chambre d’agriculture,  en collaboration avec de très nombreux partenaires (1). Au programme de cette journée, une conférence sur le plan Ecophyto 2018, puis une série d’ateliers pratiques.
« Les vignerons savent, qu’à l’avenir, ils auront de moins en moins de possibilités de traitements phytosanitaires et de plus en plus de contraintes sur leur utilisation, ils nous posent beaucoup de questions à ce sujet. Nous avons essayé de répondre à leurs demandes en organisant cette journée d’ateliers et de démonstrations », confie Stéphanie Savary, conseillère viticole à la chambre d’agriculture.
Les différents ateliers de cette journée étaient répartis en trois pôles : le premier, traitait des alternatives au désherbage, c’est-à-dire du travail du sol. Des distributeurs et concepteurs d’outils ont fait des démonstrations de leur action, tandis que deux vignerons possédant une certaine expérience en la matière (Daniel Bidaud et Pierre-Marie Luneau-Papin) ont rappelé que la profession va devoir faire évoluer rapidement ses  pratiques, et sans doute s’orienter vers des techniques mixtes (travail du sol et désherbage chimique).

Selon eux, pour réussir le travail du sol en alternative au désherbage chimique,  il faut « du temps, de la main d’œuvre et l’envie ! ». Les deux vignerons ont également souligné qu’il fallait pouvoir disposer de toute une palette d’outils différents, pour intervenir dans différentes conditions, et qu’il restait parfois nécessaire de traiter chimiquement.
Le deuxième pôle était consacré à des démonstrations autour de l’optimisation de la pulvérisation. Gérard Besnier, du centre d’agroéquipement de Nozay, a montré comment, par des ré­glages adaptés, par un entretien correct du matériel et par une vérification régulière des paramètres (vitesses, débits…), il est possible de faire de grandes économies de produits phytosanitaires avec les outils dont dispose déjà le viticulteur.
Les conseillères viticoles Nadège Brochard-Mémain (CA 44) et Véronique Sarrot (PRI Montreuil-Bellay) ont présenté les méthodes Optidose et Mildium qui permettent d’améliorer l’action des phytosanitaires et donc de réduire leur impact. Enfin, des matériels de récupération d’embruns ont été montrés.
Troisième et dernier pôle : celui sur la gestion des effluents, avec présentation de quelques-uns des différents process de traitement et informations sur les bonnes pratiques liées à l’emploi des produits phytosanitaires.

(1) Firmes phytopharmaceutiques, constructeurs, distributeurs, Cuma, MSA, vins de Loire, pôle de formation de Briacé.

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