Vigne transgénique saccagée à Colmar : L'auteur condamné à 2.000 euros d'amende

Le biologiste alsacien anti-OGM Pierre Azelvandre qui a détruit 70 plants de vigne transgénique à l'INRA de Colmar, a été condamné à 2.000 euros d'amende et un euro symbolique de dommages et intérêts.

Une peine de quatre mois de prison avec sursis et une amende de 1.000 euros avaient été requises contre Pierre Azelvandre à l'audience du 7 octobre au tribunal correctionnel de Colmar, un mois après le saccage de la parcelle de l'Institut national de recherche agronomique (INRA).

« Le préjudice moral de l'INRA a été retenu », s'est aussitôt félicité l'institut dans un communiqué. « L'INRA regrette cependant que le préjudice matériel subi par l'Institut ne soit pas pris en compte » et se réserve la possibilité de faire appel de ce jugement, « considérant que le signal donné n'est pas suffisamment fort vis-à-vis de ceux qui commettent ce genre d'infractions et mettent ainsi en danger la recherche publique ».

Pierre Azelvandre, 46 ans, a été reconnu coupable de « destructions de biens destinés à l'utilité publique », un délit passible de trois ans et demi de prison et 45.000 euros d'amende. Le militant, qui a passé ses dix dernières années à introduire des centaines de saisines et procédures contre des expérimentations OGM, s'en était pris le 7 septembre « au nom de la protection de l'environnement », à une parcelle de vigne de 30 m2 dans l'enceinte de l'unité colmarienne de l'INRA. Après avoir enjambé deux grillages, il avait cisaillé les plants porteurs de greffes avec un sécateur, puis s'était spontanément présenté à la police le lendemain.

Le prévenu a répété à la barre qu'il avait voulu par son acte « provoquer un débat public sur les OGM face au »silence« qu'il reproche à l'INRA sur son expérimentation menée depuis 2005. Le saccage des plants transgéniques avait été unanimement condamné par les autorités. Cependant, le Tribunal administratif (TA) de Strasbourg avait estimé fin septembre que la parcelle de vigne transgénique concernée était »illégale« car l'autorisation ministérielle n'était pas rédigée conformément aux exigences fixées par une directive européenne.

Source AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier