Vin : manifestation à Bruxelles pour le maintien des droits de plantation

Des centaines de personnes se sont réunies mercredi après-midi à Bruxelles à l'appel de l'Assemblée des régions européennes viticoles (Arev) pour demander le maintien des droits de plantation dans l'Union européenne.

Les droits de plantation sont appelés à disparaître à partir de 2015 afin de permettre d'adapter la production à la demande internationale et aux effets de mode, en donnant aux vignerons le libre choix de planter les cépages qu'ils souhaitent.

Pour protester contre leur disparition, près de 40 régions de 13 pays européens, dont l'Allemagne, l'Espagne, la France et l'Italie, étaient représentés au cours de cette manifestation. Les présidents des grandes régions viticoles françaises étaient également présents, dont Jean-Paul Bachy, président du conseil régional de Champagne-Ardenne et président de l'Arev, ainsi qu'Alain Rousset, président de la région Aquitaine.

« Pour gagner des marchés dans le monde entier, ce n'est pas en produisant en volume qu'on ira démarcher, c'est en produisant en qualité raisonnée, en ayant des produits identifiés", a expliqué François Patriat le président de la région Bourgogne.

« la Commission européenne ne peut plus faire la sourde oreille », d’après la Fnsea

"Face aux appels à répétition de la profession viticole, la Commission européenne ne peut plus faire la sourde oreille et doit sans délai faire des propositions concrètes sur le maintien d'une politique de régulation pour l'ensemble des segments des marchés viticoles",  explique de son côté la Fnsea. Cette  initiative de l’Arev est  également soutenue par la Confédération Paysanne et la Coordination Européenne Via Campesina (ECVC).

Cette mobilisation intervient alors que la prochaine réunion du "groupe de haut niveau" de la Commission sur le vin se tiendra le 14 décembre pour plancher sur le sujet. De son côté, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, explique que 13 pays européens se sont  ralliés à cette cause, dont le dernier est la Roumanie. Ces "pays engageront maintenant une demande claire à la Commission pour que le groupe de haut niveau qui a été mis en place revienne sur cette décision", assure le ministre.

Source Afp

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