Vin : Rosés et champagnes sauvent les ventes en grande surface

SC d'après FranceAgriMer

Les ventes de rosés et de vins effervescents, dont le champagne, ont progressé en grande surface en 2009, soutenant le marché du vin sur ce mode de distribution.

Rouges, blancs et rosés confondus, il s'est vendu 2,7 millions d'hectolitres de vins tranquilles en France en grande surface sur les 4 premiers mois de l'année, soit une hausse de 1,3% (+ 4,7% en valeur) par rapport à la même période de 2008.

En volume, la seule catégorie en progression est celle des vins de pays (0,7 millions d'hectolitres, soit +9%). Parmi les couleurs, le rosé est également le seul à progresser, +9,2% à 540 millions d'hectolitres (+14,3% en valeur), a annoncé FranceAgriMer lors d'un point presse. Le rouge est en chute de 0,4%, à 1.694 millions de hl (+ 1,9% en valeur). Le blanc baisse également, à -0,5% (457 millions d'hl, + 6,1% en valeur).


Le Champagne résiste à la crise, en France

Les ventes de vins effervescents en grande distribution, y compris le champagne, sont en hausse. Il s'est vendu 44,1 millions de bouteilles entre janvier et avril 2009, soit 4% de plus que sur les quatre premiers mois de 2008. Le champagne a représenté 10,1 millions de cols (+4,3%), avec un prix moyen de 17,9 euros la bouteille quasi-stable (18 euros en 2008).

« Le marché intérieur soutient l'économie du secteur », explique André Barlier, directeur Marchés, études et prospective, soulignant que les exportations étaient en forte baisse (-28,4% en valeur, -14,4% en volume), en raison de la crise.

Baisse de 28% des exportations en valeur

De janvier à avril 2009, les exportations de vin sont en baisse marquée en valeur (1,5 Mds d'euros, -28,4 % par rapport à janvier-avril 2008) comme en volume (3,8 millions d'hl, - 14,4 % par rapport à janvier-avril 2008) et ce pour les différentes catégories de produits.

Les vins de table et vins de pays sont relativement moins touchés : - 6,9% en volume avec 2 millions d'hl exportés et - 3,1 % en valeur. Les vins effervescents sont particulièrement sensibles à la morosité : - 34,7% en volume et - 47,9 % en valeur.

Les pourcentages de baisse observés sont quasiment les mêmes pour l'Union Européenne et pour les Pays Tiers. Premier client français, le Royaume-Uni est celui qui a le plus réduit ses achats.

 

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