Viticulture : Bordeaux : des viticulteurs en colère contre une interprofession

Une cinquantaine de « petits » viticulteurs bordelais en colère ont manifesté lundi après-midi lors de l'assemblée générale du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) qu'ils jugent « en échec » dans la gestion de la crise que traverse leur filière.

« Notre interprofession objectivement est en faillite », clame devant la presse Dominique Techer, président du Comité d'action des vignerons de Bordeaux (CAVB). Aujourd'hui Bordeaux est selon lui séparé en deux, avec d'un côté, les grands crus classés qui sont dans une logique spéculative et de l'autre, tous les autres vins qui ne bénéficient, selon lui, d'aucune aide du CIVB.

Les manifestants, réunis devant le siège de l'instance interprofessionnelle à l'appel du CAVB mais aussi du collectif des viticulteurs 33 et du collectif inter-appellations, ont envahi la salle de l'assemblée générale pour, selon M.
Techer, « donner des échos du monde réel » et empêcher le dépérissement des producteurs sous-représentés selon lui dans l'instance officielle.

Dans des échanges vifs mais sans débordement, les manifestants ont dénoncé l'opacité des comptes du CIVB et réclament des opérations de promotion pour favoriser les vins de milieu de gamme.

Les manifestants ont également demandé une diminution des cotisations de la petite viticulture alors que celles-ci ont connu un redressement en 2010 et que les viticulteurs cotisent pour 75% des ressources du CIVB, selon M. Techer.

« Le niveau de cotisation, c'est l'équivalent de 5 centimes par litre de vin commercialisé », précise M. Haushalter. « Sur une bouteille à 1.200 euros, ça ne fait pas grand chose mais pour un tonneau à 800 euros, ça fait beaucoup », s'est insurgée une viticultrice.

Eugène Julien, contrôleur général d'Etat, estime que face à des difficultés économiques graves, la diminution des cotisations n'est pas à exclure, annonçant par ailleurs un effort pour offrir une meilleure communication sur les comptes.

Source AFP

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