Viticulture : Des volumes de transaction en baisse

B.BOUCHOT d'après Agreste

Pour les vins de Bordeaux

La campagne 2007/2008 s'achève en demi-teinte. Cela se traduit par une baisse des volumes des contrats vrac de 7% par rapport à la campagne précédente. Les Bordeaux blancs ne sont pas concernés, puisque les contrats en blancs secs enregistrent une hausse de 4%, suivis par les blancs doux qui voient leurs volumes négociés augmenter de 2%. En rouge, ce sont les Bordeaux et les Côtes qui résistent le mieux (-6%). Le repli est plus important pour les Saint-Emilion, les Pomerol et les Fronsac avec -16%. Les Médoc et les Graves reculent de 20%. Cette diminution de l'activité en volume s'accompagne d'un raffermissement des cours, même si son ampleur est variable en fonction des différents groupes de vin. A 967 euros/tonneau le Bordeaux rouge reprend 10% par rapport à la campagne 2006/2007. Les Côtes regagnent 8% à 1 094 euros, les Saint -Emilion 16% à 3 306 euros et les Médoc 25% à 1 903 euros. Les vins blancs profitent également de cette amélioration, avec l'avantage d'avoir augmenté leurs volumes.

Les Bordeaux blancs terminent la campagne avec une moyenne de 991 euros, soit 17% de mieux qu'en 2006/2007. Le prix des Sauternes est en hausse de 21% à 5 250 euros/tonneau. Les exportations fléchissent en cette fin de campagne. L'augmentation des volumes exportés reste de l'ordre de 3% par rapport à 2006/2007. Par contre, les prix pratiqués sont en forte hausse pour atteindre un chiffre d'affaires supérieur de 32% à la précédente campagne. Les exportations vers l'Europe continuent leur lente érosion, - 4% pour l'Allemagne et les Pays Bas, -6% pour la Belgique et -11% pour le Danemark. Seule exception, le courant vers la Grande Bretagne progresse de 13%. Les Etats Unis (+16%) et le Canada (+8%) restent des destinations pour les vins de Bordeaux qui continuent de progresser. Les marchés sud-asiatiques continuent de progresser, notamment la Chine (+72%).

La campagne 2008/2009 commence dans un contexte mondial morose, suite à la crise financière. Avec 262 000 hl le mois d'août est en retrait de 41% par rapport à août 2007. Par rapport à la précédente campagne, le cumul des volumes des contrats vrac sur les cinq premiers mois est déficitaire de 37%. Le groupe d'appelations le plus touché est le Médoc et Graves (-48%), viennent ensuite les blancs doux (-45%), les Bordeaux (-42%) les St-Emilion-Pomerol-Fronsac (-42%) et les blancs secs (-28%). C'est le groupe des Côtes qui resiste le mieux (-17%). Par contre les prix sont sur une tendance haussière, plus encore pour les blancs secs.

Pour les vins de Bergerac

La campagne 2007/2008 est considérée comme bonne. Elle arrive, en terme de volumes juste derrière les campagnes 1997/1998 et 2001/2002. Les blancs progressent en volume de plus de 21% sur 2006/2007. Les cours se sont stabilisés, voire ont amorcé une hausse en fonction des appellations. En Bergerac rouge la progression est de 14% par rapport à 2006/2007. La demande a été régulière tout au long de la campagne pour ce produit. Bien qu'il soit encore faible le cours semble se consolider à 621 euros/tonneau. Les volumes écoulés en Bergerac blanc sec sont en hausse de près de 25% par rapport à 2006/2007, considérée comme une petite année. La campagne 2007/2008 se rapproche plutôt de la moyenne quinquennale. Le prix du tonneau remonte à 656 euros/tonneau gagnant plus de 15% par rapport à la précédente campagne. Le Bergerac moelleux a connu lui aussi une bonne campagne en terme de demande, même si les cours n'évoluent pas et restent stables. Le Monbazillac, en hausse de près de 8% en volume, a connu une campagne plus saccadée, mais les cours sont restés stables.

La campagne 2008/2009 en cumul au 31 décembre, est en recul de 20% par rapport à décembre 2007, de manière plus sensible en rouge (-25%) qu'en blanc (-12%). Mis à par le Buzet, le Lot-et-Garonne rencontre les mêmes difficultés. Plus au sud de la région, les Madiran, Jurançon et Irouléguy, plus sur des marchés de niche, voient leur volume de vente et leur niveau de prix se maintenir.

Source Agreste

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier