Viticulture durable : L'IFV acteur de la valorisation des paysages

Marion Ivaldi

“ Dans la notion de durabilité, il y a certes la protection de l'environnement mais aussi il y a l'idée de laisser un héritage patrimonial à nos enfants ”, indique Joël Rochard, de l'Institut français de la vigne et du vin (IFV). Ce dernier a initié depuis une dizaine d'années un travail important sur les paysages. Et aujourd'hui, l'IFV veut s'imposer comme un acteur clé dans ce domaine. “ Notre rôle est de proposer des outils concrets pour l'identification et la valorisation des paysages viticoles ”, indique Jean-Pierre Van Ruyskensvelde, directeur de l'IFV. Deux actions ont déjà été menées. La première vise à créer des outils pour aider à mettre en place des politiques de préservation et de protection du paysage. Neuf brochures thématiques, non spécifiques à la viticulture, viennent ainsi d'être éditées dans le cadre d'un programme européen associant l'IFV et vingt partenaires de la filière agricole (le programme Apport). Une des brochures est spécifiquement dédiée à la mise en oeuvre d'un projet paysager au sein d'une exploitation.

Le paysage viticole intéresse de plus en plus la filière qui souhaite créer des projets de préservation et de mise en valeur. (P. Cronenberger)

Le paysage viticole intéresse de plus en plus la filière qui souhaite créer des projets de préservation et de mise en valeur. (P. Cronenberger)

Le paysage séduit

La seconde action de l'IFV est la participation à la création et l'animation de la Charte de Fontevraud. “ L'idée est de créer un réseau d'initiatives paysagères en France comme à l'international ”, indique Joël Rochard. Cette charte ne s'adresse pas uniquement à des régions possédant des paysages d'exception mais plutôt à des vignobles ayant la volonté de préserver et de mettre en avant ses paysages. Et l'idée séduit de plus en plus. “ De nombreuses régions ont manifesté leur intérêt d'entrer dans une démarche d'adhésion. Certaines commencent à réaliser un diagnostic ”, précise Joël Rochard.
Par ailleurs, l'OIV devrait prochainement intégrer la notion de paysage dans la définition du terroir. “ Le terroir n'est pas uniquement un support physique, c'est aussi un écosystème culturel ”, remarque Joël Rochard.

Source Réussir Vigne Juillet-Août 2009

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