Viticulture : Le ministre de l'Agriculture exige une réorganisation de la filière

B.BOUCHOT d'après AFP

Bruno Le Maire exige une réorganisation de la filière viticole française afin de «redynamiser» ce secteur en perte de vitesse sur le marché mondial. Un projet pour la création d'un fonds qui favoriserait la promotion des vins français est aussi à l'étude.

Pendant les six premiers mois de l'année, les exportations ont baissé de 12% en volume et de 26% en valeur, selon le ministère.

La réorganisation des interprofessions

« De 26 interprofessions, la filière devra passer à 10 interprofessions au maximum, soit une par région de production », a déclaré M. Le Maire qui attend des propositions d'ici le début de l'année prochaine. Les nouvelles interprofessions devraient regrouper les producteurs et négociants des vins d'appellation d'origine contrôlée (AOC) et des vins sous indications géographiques protégées (IGP), que compte une même région de production, l'Alsace par exemple.

Une mesure structurelle en réponse à la crise

« Cela fait des années que tout le monde est d'accord » sur la nécessité de réorganiser la filière, a fait valoir le ministre avant d'ajouter : « maintenant, je dis stop, on prend les décisions ». « On ne peut pas à la fois bénéficier du plan d'aides » à l'agriculture annoncé récemment par le président de la République « et ne pas apporter des réponses structurelles » pour juguler la crise, a poursuivi le ministre.

La viticulture n'est pas la seule à être touchée par cette restructuration : toutes les productions agricoles devront s'organiser autour d'interprofessions pour mieux défendre leurs intérêts. Le ministre a aussi détaillé les mesures qui seront mises en oeuvre en faveur de la viticulture dans le cadre du plan d'aides d'urgence pour l'agriculture de 1,65 milliard d'euros (dont un milliard d'euros de prêts bonifiés).

A l'issue de la réunion avec leur ministre, les viticulteurs ont qualifié ce plan d'« incomplet » alors que le secteur traverse des difficultés économiques depuis 4 ans qui ont empiré avec la crise mondiale. Les producteurs vont bénéficier de plusieurs mesures comme l'exonération de la taxe sur le foncier non bâti ainsi qu'une exonération des cotisations patronales sur les emplois saisonniers et des cotisations sociales dues à la mutualité sociale agricole (MSA). Ils bénéficieront également des prêts à la trésorerie, notamment.

Source AFP

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