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Les vins aromatisés sur la lancée du succès de 2012

La nouvelle tendance, version bag in box. DR

Réussir Vigne

24/04/13
Viticulture

Les vins aromatisés sur la lancée du succès de 2012

Il était quasiment impossible de les éviter en cet été 2012 : les boissons aromatisées à base de vin séduisent. De plus en plus. Les jeunes et les femmes en seraient les premiers fans.

Les chiffres donnent le tournis : en 2012, 13,3 millions de litres de boissons aromatisées à base de vin ont été vendus en grande surface contre seulement 4 millions, l’année précédente, selon les données de Symphoni IRI. Elles auraient ainsi généré un chiffre d’affaires de plus de 46 millions d’euros. “ Il semblerait que la consommation de vin en 2012, en France, aurait cessé de diminuer et j’ai la faiblesse de penser que c’est grâce aux vins aromatisés ”, estime François Drougard, directeur commercial chez V & Fruits, jeune société créée il y a tout juste trois ans, implantée dans les Deux-Sévres et qui s’est lancée dans l’aventure des boissons aromatisées. Avec succès. “ Partis de zéro sur le marché des vins aromatisés en bouteille – auparavant, nous ne les proposions qu’en BIB –  nous avons vendu l’an dernier 1,5 million de bouteilles et nous tablons pour 2013 sur 2 millions de bouteilles ”, ajoute François Drougard. Comment expliquer une telle progression ?

Rosé pamplemousse, bleu passion... Des boissons novatrices. DR

Selon Jean-Jacques Vereecken, directeur de la FFVA (Fédération française des vins d’apéritifs), au moins deux facteurs pourraient l’expliquer : “ Il y a un phénomène de vintage revival, de retour en grâce de produits de notre jeunesse dont les publicités ont tapissé les murs des vignerons, comme Lillet, Dubonnet ou Byrrh, avec tout le charme des années 1950 et 1960. Et puis, des opérateurs ont mis au point des boissons novatrices comme le rosé pamplemousse, le rosé pêche, souvent d’anciennes recettes de terroir comme le vin d’orange qui, revisitées avec l’innovation des process, permettent de proposer une nouvelle offre ”. Pour Marie Mascré, de l’agence marketing Sowine, une des clés du succès tient au fait que l’on propose au consommateur de goûter autre chose que du vin. “ Avec en plus une dimension conviviale. On peut les déguster dans un contexte moins sérieux que celui que requiert le vin. Ces boissons sont facilement accessibles, pas prises de tête, rafraîchissantes et conviviales. La cible de ces boissons est précise : ce sont les jeunes et les femmes, sans nul doute, séduits par leur côté sucré. ”

" Avec les vins aromatisés, on est en train de redémocratiser le vin dans sa forme la plus simple en séduisant de nouveaux publics "

Et ce côté sweet des Anglais permettrait aux néophytes en matière de vin de les apprécier. “ Au même titre que le chocolat ou les bonbons. Ce qui nous permet de toucher des consommateurs qui n’aimaient pas le vin. Je pense que les vins aromatisés vont faire évoluer la consommation de vin. L’amateur de vin ira plutôt sur le haut de gamme, alors qu’avec les vins aromatisés, on est en train de redémocratiser le vin dans sa forme la plus simple en séduisant de nouveaux publics. Il faut se rappeler qu’avant, on mettait de l’eau dans son vin et cela ne choquait personne. On pourrait même récupérer des consommateurs de vin perdus depuis 40 ans ”, poursuit François Drougard. Et Marie Mascré n’exclut pas que ces consommateurs entrés dans l’univers du vin par ce biais puissent un jour se rediriger vers les vins classiques. Autre avantage non négligeable de ces produits : leur prix qui se situe souvent à moins de 3 euros.
Si le support sucré est capital pour appâter le chaland, qu’en est-il du support vin ? “ Ce qui est important, c’est de développer de la valeur ajoutée afin de permettre aux vignerons d’écouler leur production et d’arriver à stabiliser la consommation de vin ”, estime François Drougard, dont la société met “ un point d’honneur ” à s’approvisionner en France. “ Mais tout dépend des vignerons français ”, ajoute Fabien Coireault, directeur administratif chez V & Fruits. “ Un petit jeu s’est mis en place en 2012 avec l’annonce d’une pénurie de raisins. Nous utilisons des vins de table, et si les quantités disponibles ne sont pas suffisantes, nous devrons mettre en œuvre des solutions pour trouver des solutions alternatives. ” Ce marché des vins aromatisés ne serait pas une mode, estime Marie Mascré, même s’il en emprunte les codes. L’innovation est donc de mise, et certains de dire que le rosé pamplemousse serait déjà has been. “ Nous travaillons sur quelque 33 recettes. En tant que fabricant de boissons aromatisées, l’innovation fait partie de notre métier. Au début, nos produits étaient saisonniers, vendus essentiellement en été. Nous avons gommé les saisons en proposant en hiver des vins chauds, en automne, des vins aromatisés à la chataîgne ou à la noisette, ou encore des vins de printemps ”, explique François Drougard.

Claudine Galbrun - Réussir Vigne Avril 2013
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Commentaires2

  • Posté le lundi 24 février 2014

    ultracool
    la cible jeune ...on peu preciser avec moderation , ah les bts vente de force et leur cibles...moi j'attends avec impatience le vin à la taurine , un red bouches (du rhone), sas parler du vin parfum capote au bubble gum
    et demain le vin sans alcool, sans sucre mais à l'aspartame
    merci de ne plsu appeler ca du vin , c'est un produit industriel qui a son public mais ce n'est pas du vin
  • Posté le lundi 24 février 2014

    cestbeaulecommerce
    genial cette idée , je susi sans doute un precurseur mais on pourrait gazeifier le vin plus besoin de passer par les fermentations et on pourrait appeler ca cocacola , peut etre faudrait il inventer une bouteille au forme un peu arrondie, et pourquoi pas créer un personnage qui vanterait la marque , un gros bonhomme rouge, qu'on pourrait appeler pere noel
    sinon des mauvais aromatisés ca existe depuis pas mal d'année en france on a juste maquiller tout ça pour que ce soit à la mode car avant c'etait ringard de consommer ce genre de vin
    sinon j'ai une autre idée plutot que de jeter des fruits on pourrait faire de l'alcool avec tout et n'importe quoi ( des palettes , des epluchures de carottes) et rajouter un arome industriel et un 10aine de kilos de sucre par litre pour faire ces alcools vendu en nombre e grande surface au lyceen agricole s'alcoolisant chaque soir apres l'ecole, afin d'etre melangé a un delicieux jus d'orange acide pour en faire une boisson sucrée, alcoolisée, sucrée, acide, et sucrée aussi
    ouf heureusement qu'il y a mode et le marketing pour faire consommer
    desproges disait " marcher pas dans la mode , ca porte malheur"

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