Vendée - Ils seront à la mobilisation du 24 septembre

Ils ou elles sont producteurs en Vendée et ils seront à La Roche-sur-Yon, ce mardi 24 septembre.

 « Il est important de se mobiliser pour avoir des prix rémunérateurs. Cela paraîtrait être le minimum et pour autant, on n'y est toujours pas... »
Mikaël FORGET – Président du CCJA Terres de Montaigu
« C'est le ras-le-bol général dans les campagnes. On nous impose de plus en plus de norme sans vendre plus cher nos produits voire l'inverse. CA ne peut plus durer !! »
Thibault MERLET – Président du CCJA Pays des Herbiers
 « On en a marre que l'agriculture soit toujours une monnaie d'échange pour le gouvernement. On en a marre des contraintes supplémentaires. Les ZNT sont proposés à 150m alors qu'elles sont de 5m avec les cours d'eau. Cela veut bien dire que les 5m suffisent. Il faut être solidaire de tous les agriculteurs et se mobiliser. »
Kévin MARTIN – Président du CCJA Sud Vendée Littoral
 « Les agriculteurs ne sont plus dans le cœur des Français et sont même sous le feu de beaucoup de critiques. Manifester est une solution pour essayer de faire comprendre à tous que les agriculteurs sont là pour nourrir la population et non pas l'empoisonner.
Antoine ROGER – Président du CCJA Vie & Boulogne
 « Il faut se mobiliser pour faire remonter nos attentes et essayer de faire évoluer les choses ! Si on ne bouge pas dans nos campagnes, rien ne va se passer ! »
Marien PICARD – Président du CCJA Challans Océan Gois Marais de Mont
 « Avec tous les sujets d'actualité, si on veut se faire entendre pour faire changer les choses, il est important d'être nombreux mobilisés en tracteurs ! »
Charlie GILBERT – Président du CCJA Pays de St Fulgent Les Essarts
« J'ai pour projet de m'installer, je veux garantir mon revenu et la pérennité du savoir-faire agricole français. »
Flavien MARTINEAU, Président du CCJA Pays de Mortagne
« Concernant les EGA rien n'est respecté, nous sommes en attente d'informations... et nous en avons ras le bol de se faire mal voir de partout, c'est fatiguant, usants et rageant car dans nos exploitations nous produisons des produits de qualité. »
Tony GAUTIER, Président du CCJA Pays de St Gilles
« Quand on regarde sur une exploitation les parcelles qui ne peuvent être traitées dû a la présence d'habitation à proximité, ça représente une grosse perte pour les agriculteurs. Exemple de mon exploitation : avec l'interdiction de traiter à 150 m, sur 300 Ha j'ai une perte de 50 Ha qui ne peuvent plus être traité. La seule solution est de changer d'assolement ou de passer en BIO est encore...
Les agriculteurs sont lésés, ils n'auront que leurs yeux pour pleurer. »
Séverine FERRE,  co-Présidente du CCJA Pays des Achards – Sables Agglo
« Ras le bol d'être montré du doigt en tant qu'agriculteur alors que le secteur évolue et les normes sont de plus en plus strictes. Les produits que nous élaborons sont de bonne qualité et ce n'est jamais suffisant alors que l'Etat fait entrer des produits de moins bonne qualité en provenance de l'Europe. »
Sébastien GROLLEAU, Président du CCJA La Roche sur Yon
« Je veux défendre et demander le respect de notre métier, à travers la volonté d'obtenir des prix rémunérateurs grâce aux EGA sans augmenter les contraintes et normes : 0 mètre de ZNT, pour permettre d'attirer et d'installer des jeunes avec des projets viables, vivables et transmissibles. »
Julien CHATELLIER, Président du CCJA Pays de la Châtaigneraie
« A la veille de mon installation, il est important pour moi d'aller manifester mardi, pour essayer de croire en l'avenir et à la jeunesse Agricole de demain. Il est temps que les agriculteurs et les agricultrices retrouvent leur place et leur image dans la société. »
Alexis COULON, Président du CCJA Pays de Chantonnay
« Moins de contraintes et plus de prix pour sauver l'agriculture française et les agriculteurs. Mobilisons-nous si on veut encore demain des agriculteurs et un paysage agricole. »
Jean-Camille SICLON, Président du CCJA Pays de Fontenay Vendée
Jérôme Maladry, éleveur de canards à La Jonchère : Il faut arrêter de taper sur les éleveurs !!! Stop à l'agribashing ! Avec les EGA, on nous avait promis que nos produits allaient être rémunérés à sa juste valeur, on attend toujours, ce n'est pas en augmentant le Ricard que ça va changer.
Frédéric Brochard, éleveur de vaches allaitantes et de porcs à Saint-Révérend : Le problème est que l'agriculture n'est pas reconnue aujourd'hui. Quand on produit de la qualité comme des labels, les prix ne permettent pas à l'éleveur de gagner sa vie ou il n'y a pas assez de débouchés. Les consommateurs et les transformateurs veulent de la qualité au prix le plus bas ! Alors oui je vais manifester mon mécontentement, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre !
Nicolas Besson, éleveur de vaches laitières et allaitantes à Saint-Paul-Mont-Penit : Nous, agriculteurs, nous ne sommes pas considérés. Nous sommes de moins en moins nombreux. Le regard de la société envers les agriculteurs s'est détérioré depuis quelques temps. Le monde urbain voudrait apprendre le métier aux agriculteurs. Et pourtant nous faisons le maximum pour changer nos façons de faire et nous sommes prêts à évoluer.
Jean-François Savarit, éleveur de vaches laitières et de volailles aux Lucs-sur-Boulogne : Un jour viendra où nous ne pourrons plus exercer notre métier d'agriculteur. La conjoncture n'est pas forcément bonne, nous avons du mal à nous dégager un revenu et on nous demande toujours plus de contraintes. Moi je veux bien mais il faut payer à sa juste valeur les productions des agriculteurs pour exiger plus afin de compenser nos charges supplémentaires !
Jean-Michel Bernard, éleveur de vaches allaitantes à Dompierre-sur-Yon : Je viens manifester à cause du manque de reconnaissance, nous devenons des éléments transparents et quand quelque chose va mal c'est de notre faute. A chaque fois qu'il y a un problème dans l'environnement il n'y a pas de base scientifique, tout est dramatisé. On ne montre jamais ce qui est positif. Nous produisons avec passion des produits de qualité.
Bertrand Devineau, éleveur de vaches allaitantes à Talmont-Saint-Hilaire : Moi je viens à la manifestation car au niveau de l'élevage, il va falloir se réveiller ! Il n'y aura plus d'élevage en Vendée ! Les agriculteurs en ont marre de ne pas être reconnu financièrement et socialement. Autour de moi, les agriculteurs cessent leurs activités prématurément.
Pascal Mollé, éleveur de vaches laitières à Grosbreuil : Je manifeste pour que les gens acceptent le milieu rural tel qu'il est, autant que nous acceptons leur milieu urbain sans imposer leurs idéaux. L'extrémisme a toujours