Agri-bashing, taxes, revenus : « des lignes rouges ont été franchies »

Anne Sophie LESAGE

Agri-bashing, taxes, revenus : « des lignes rouges ont été franchies »
© Twitter FDSEA Ile-de-France

A l’appel de la FNSEA, de nombreux départements seront mobilisés sous différentes formes pour protester contre l'agri-bashing, l’augmentation des taxes environnementales et la baisse de leurs revenus. La mobilisation a débuté timidement lundi et devrait se terminer vendredi.

Après la Vendée et la Loire-Atlantique, c’est la FDSEA et les JA d’Ile-de-France qui ont pris le relais des actions syndicales ce mercredi matin, en convergeant en tracteurs jusqu’aux Préfectures d’Evry et de Versailles. C’est « face à la surdité du Président » et pour dénoncer des « lignes rouges franchies » qui pénalisent « encore un peu plus les exploitations confrontées à des difficultés économiques. »

Pour la FDSEA et les JA d’Ile-de-France, c'est l'augmentation des taxes environnementales qui a fait déborder le vase. Dans un communiqué, ils précisent « l’augmentation programmée de la taxation sur les produits phytosanitaires à travers la hausse de la redevance pour pollution diffuse de 5 à 25 euros par hectare, mais aussi la séparation du capitalistique de la vente et du conseil auquel s’ajoute la suppression des « 3R » (rabais, remises, ristournes) vont entraîner une augmentation considérable des charges. »

Mobilisation nationale

Dans l'appel à mobilisation, la FNSEA et les JA avaient précisé que « chaque département procédera selon ses modalités propres et à une date qu'il aura définie. En aucun cas, il ne s'agit de rejoindre le mouvement des gilets jaunes. Nous refusons tout amalgame. Nous appelons à agir, dans le calme et le respect des personnes et des biens.» Pour les organisations nationales, l'objectif est de porter « la voix des agriculteurs auprès de nos parlementaires et de nos préfets, afin qu'ils mesurent l'urgence de donner du temps et des moyens à la transition écologique de l'agriculture qui mérite d'autres moyens que la fiscalité punitive. »

Les manifestations en Ile-de-France devraient se terminer à la mi-journée et se seront les autres départements qui prendront le relais sous d’autres formes : rencontre avec les parlementaires, actions devant les DDT… Sont concernées pour aujourd’hui les Hauts-de-France, le Loiret et  l’Indre. Jeudi se sont la Seine-Maritime, la Mayenne, la Manche et l’Yonne qui quitteront leurs exploitations pour protester contre les nouvelles charges. Enfin vendredi, des actions seront organisées dans le Calvados, le Pas-de-Calais, la région Grand-Est et l’Occitanie.

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Commentaires 2

remi

c'est parti, je suis non syndiqué mais je vais décider des collègues qui se terrent chez eux.
le délire que de ne voir que par le bio ça suffit.
si le bio est rentable alors qu'il le montre sans les aides .
raz le bol de la politique agricole française qui par derrière joue contre son pays dans l'europe.
regardez un céréalier roumain touche plus qu'un céréalier d'ici.
vous croyez que l'on peut gagner en produisant moins et avoir des coquelicots .
mais petites grands-mères , elles comptent sur leur fermage.

alain

actualites réglementaires arvalis page 6 (choisir céréales) il est carrément écrit que l'administration demande à un allégement administratif pour les biocontrôles. ce n'est pas un allégement c'est demander aux personnes chargées de vérifier pour inscrire les biocontrôles de ne pas avoir la même rigueur dans leur travail.
pourquoi cette forfaiture, pourquoi il n'y aurait pas la même rigueur imposée au phyto classique. pourquoi un insecte auxiliaire perturbé par un biocontrôle serait différent d'un phyto.
dans la nature il y a 10 000 biomolécules dangereuses.

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