Agriculteurs et réseaux sociaux : ça twitte au SIA

Lise Monteillet et Raphaël Lecocq

Agriculteurs et réseaux sociaux : ça twitte au SIA

Le salon de l’agriculture touche à sa fin et les agriculteurs ont été nombreux à investir les réseaux sociaux pendant cette semaine. Ils utilisent twitter, facebook ou youtube pour communiquer directement avec le grand public, sans langue de bois, sans filtre et sans intermédiaire.

Pendant cette semaine de salon, la vidéo qui aura fait le plus grand buzz est sans doute celle montrant David Forge, un agriculteur qui communique régulièrement sur Youtube, conversant pendant une quinzaine de minutes, en tête à tête, avec Emmanuel Macron, à l’Élysée.

Sur sa chaîne youtube qui compte plus de 30 000 abonnés, David Forge avait diffusé une vidéo dans laquelle il lançait un appel au président de la République : « je sais que vous avez de grands projets pour l’agriculture et j’aimerais savoir comment vous me voyez cultiver, produire, pour les années à venir ? » « À ma plus grande surprise, il a accepté », raconte l'agriculteur. « Pourquoi je me suis adressé à lui ? Il incarne un changement assez fort dans l’agriculture en France », ajoute-t-il. Doit-on voir là un début d’engagement en politique pour David Forge ? « Non, je n’ai pas ce tempérament, je ne suis pas leader, je reste moi-même », répond-il sans hésitation. 

 

La twittosphère s’est aussi enflammée à l’occasion du salon de l’agriculture. L’association France Agri Twittos a profité de l’évènement pour organiser une rencontre entre tous ses membres. C’est la seconde fois, en quelques mois, que cette communauté virtuelle d’agriculteurs se rassemble, pour de vrai. « L’association compte désormais 120 adhérents, qui communiquent positivement sur leur métier », explique Cyrille Champenois, président de l’association et agriculteur dans les Ardennes.

Les membres postent des messages sur twitter sous le même hashtag #FrAgTw. « C’est de la communication individuelle, chaque personne parle pour elle-même. Mais depuis qu’on a fait l’association, on sent que les messages individuels sont beaucoup plus relayés », confie-t-il. « On est beaucoup plus visible, même si ce n’était pas forcément le but premier quand on a créé l’association. Cela n’empêche pas le côté convivial : les agriculteurs ont des émotions, ils ont besoin de se retrouver, de faire la fête », rappelle Cyrille Champenois.

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