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Concours national des parthenaises - Participation d'un élevage vendéen

Noëlla BOUGRET

Concours national des parthenaises - Participation d'un élevage vendéen
Concours-Parthenaise-Eleveurs85-national.jpg - © Landaise, une femelle parthenaise sera présentée en catégorie bouchère Label Rouge Parthenaise par les quatre associés –Bertrand, Laurent et Cathie Guillemet et Dominique Talon. Quant au taureau Maboul, il représentera aussi le Gaec au national !

A Foussais-Payré, le Gaec la Gironaise est l’un des derniers élevages de la commune en parthenaises. Il présentera neuf bêtes lors du concours national de la race parthenaise, du 20 au 22 septembre à Parthenay.

Ils sont quatre en tout dans le Gaec La Gironaise: Bertrand, Laurent et Cathie Guillemet associés depuis 2016 à Dominique Talon. Auxquels s’ajoutent les deux salariés à plein temps, Louis Alletru et Oliver Quillet.
Tous sont des mordus de la Parthenaise ! Avant même son association avec les Guillemet, il y a trois ans, lors de l’installation de Cathie, Dominique Talon, n’a jamais connu que cette race dans son exploitation et celle de ses parents : «Même au moment où le charolais est arrivé en Vendée, on a toujours conservé des parthenaises à la ferme ! » Et lorsqu’il prendra sa retraite, normalement à la fin de cette année, il pourra se targuer de leur être resté fidèle toute sa carrière d’éleveur-sélectionneur.
Cette année encore, fin septembre, le Gaec participe au concours national de Parthenay. Il y présente neuf bêtes :

  • deux vaches suitées,
  • deux vaches gestantes
  • et trois taureaux.

Parmi les fleurons qui portent les espoirs des éleveurs, citons le taureau Maboul et Landaise, une vache sélectionnée en catégorie bouchère, Label rouge parthenaise.
Neuf bêtes de compétition face à environ 230 concurrentes en lice ! Un challenge qui ne fait pas peur à Cathie Guillemet : « Au national, c’est vraiment le prix d’ensemble que nous visons. Un prix national, cela apporte une reconnaissance du travail accompli depuis des années dans un élevage. Cela permet aussi de communiquer sur cette race à viande et de faire passer auprès des consommateurs un message sur la qualité et la traçabilité de nos bêtes. Ainsi que sur leur bien-être tout au long de leur vie ! »
Les parthenaises de la Gironaise sont mises à l’herbe de mars à décembre : les 170 ha de prairies contentent ainsi la centaine de femelles (viande bouchère) et le troupeau de taurillons (un cent environ).
Quand elles rentrent l’hiver sous bâtiment, on les nourrit à l’ensilage (maïs, blé) et à l’enrubannage. Du lin, de la betterave, de la luzerne enrichissent leur ration quotidienne. « Bien sûr, elles passent les six derniers mois en bâtiment pour la finition : ce qui va donner un grain de viande de qualité, » ajoute Cathie Guillemet. Un produit recherché qui trouve ses débouchés en circuit court ! « Depuis huit ans, nous vendons une bête tous les quinze jours à un boucher traditionnel du Longeron (Maine-et-Loire) qui fait abattre à Bressuire. D’autres partent régulièrement au magasin Leclerc des Herbiers, via les abattoirs Bichon. » Quant aux taurillons, ils sont vendus à Charal, après leur passage à l’abattoir de La Châtaigneraie.
Pour les Guillemet et Dominique Talon, le concours national de Parthenay s’inscrit naturellement dans le calendrier annuel des manifestations auquel participe le Gaec, juste après le Départemental de L’Hermenault de début septembre, et avant le Sommet de l’élevage de Clermont-Ferrand, en octobre. « Enfin, en début d’année, c’est un passage au Salon de l’Agriculture à Paris, selon les présélections et les bêtes retenues pour y participer,» rappelle Bertrand Guillemet.
Yvelise Richard
 

Source Agri85

Publié par Noëlla BOUGRET

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