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Dans le Perche, Grégoire Ferré fête les dix ans de sa cidrerie

Dorothée Briand

Dans le Perche, Grégoire Ferré fête les dix ans de sa cidrerie
- © DB

Grégoire Ferré, cidriculteur à Comblot (61), près de Mortagne-au-Perche, fête les 10 ans de sa cidrerie. Une année marquée par l'aboutissement de l'AOP Cidre du Perche qu'il défend. Pour l'avenir, le producteur se lance un autre défit, le bio.

Programme
Samedi 9/11
14h à 18h
18h45 : concert suivi du cocktail anniversaire
Dimanche 10/11
10h à 18h
Démonstrations et animations tout le week-end : pressage au cliquet et grugeoir, distillation, fabrication de boudin noir au chaudron, tir à la carabine, jeux en bois, balade en tracteur, beignets, bar à cidre, cocktails.

lll Grégoire Ferré est cidriculteur à Comblot dans le Perche. Il y vend une partie de sa production transformée en jus de pommes, cidre et calvados. C'est en pleine opération de distillation qu'il évoque les dix ans de sa ferme qu'il fêtera les 9 et 10 novembre. Un événement qu'il a inscrit dans le programme Automne à la ferme en tant que membre du réseau Bienvenue à la ferme. Ce fils d'agriculteur, originaire de Mauves-sur-Huisne, y a transféré sa production cidricole en 2009. Elle s'étend sur 33 ha. Les deux tiers sont destinés à Agrial. Il transforme le reste.
Cidre du Perche
Fervent défenseur de l'AOP Cidre du Perche, Grégoire Ferré se félicite, « la certification pose la Normandie comme grande région de cidre et de poiré. Avec un hiver plus froid, des gelées printanières plus tardives et des étés plus chauds, le Perche est sous influence climatique continentale ». La récolte actuelle sera certainement la première à afficher l'étiquette Cidre du Perche sur ses bouteilles, « il va maintenant falloir faire connaître cette AOP », juge-t-il. Sur ses sols limoneux-argileux, il cultive des variétés à floraison tardive, typiques du Perche, et replante au minimum un hectare de verger haute tige par an pour répondre au cahier des charges. Il en possède 3 ha. Deux salariés, dont son père retraité, travaillent avec lui. Cette année, les gelées de printemps ont fait perdre des fruits. Et le sec a fait perdre en volume, « mais on en récupère sur les fruits de moyenne et tardive saison grâce aux pluies récentes ».
Ferme bio
Une autre (r)évolution attend le cidriculteur : le label bio. La conversion se concrétisera sur la prochaine production : les jus de pomme en décembre 2020 et les cidres au printemps 2021. « J'ai fait le choix du bio parce que j'avais déjà un système proche du cahier des charges ». Une conversion qui ne serait qu'une étape vers une ferme totalement résiliente. En effet, Grégoire Ferré est aussi éleveur de Limousines. La vente de viande bio n'est pas assez rentable, c'est pourquoi il ne convertit pas son atelier et ses cultures pour le moment. Il réfléchit à « faire des carcasses haut de gamme » vendues en boucherie. Et rêve « d'un système bio intégral tout en conservant un
équilibre économique », avec des vergers haute tige où pâturent ses allaitantes.

Renouer avec l'échange à la ferme
Les 9 et 10 novembre, Grégoire Ferré mobilisera toute sa famille pour accueillir ses clients. « C'est important de rencontrer ses voisins », explique celui qui souhaite « renouer avec cette tradition d'échange à la ferme qu'il y avait avant dans la profession ». Les enfants découvriront le pressage et le distillateur fonctionnera pour les plus grands. « C'est notre culture », résume Grégoire Ferré.

Source l'Agriculteur Normand

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