De la traction à l'attraction... et inversement

Raphaël Lecocq

De la traction à l'attraction... et inversement

La pyramide des âges et l'évolution des technologies génèrent des emplois que la filière agroéquipement peine à satisfaire. L'Aprodema bat le rappel au salon.

Le "mur" de l'emploi

« Quels que soient les âges et quels que soient les milieux, le tracteur demeure un formidable outil pour attirer les visiteurs », déclare Mathilde Mari, secrétaire générale de l’Association pour la promotion des métiers et des formations en agroéquipement. La présence au Salon de l’agriculture n’est pas une première pour l’association. L’édition 2018 est prometteuse. « Nous avons enregistré beaucoup de contacts qualifiés », poursuit la secrétaire générale. Les visiteurs les plus intéressés demandent les coordonnées de l’établissement ou de la formation le plus proche des chez eux ».

Malette pédagogique pour les collèges

Les collégiens constituent une cible particulière pour l’association. A leur intention, l’Aprodema a mis au point une mallette pédagogique destinée à présenter, in situ au sein des collèges, l’éventail des machines et des technologies, des formations et des métiers offerts par la filière. La mallette et ses quizz et vidéos est mise à disposition des bénévoles de l’association, présents sur quasiment tout le territoire. Au salon de l’agriculture, les mêmes bénévoles se relaient durant les 9 jours, appuyés par des élèves en formation, tel Maxime et Alexis, tous deux en BTSA Génie des équipements agricoles à la Maison familiale et rurale la Pignerie à Laval (Mayenne). Les deux élèves, non issus du milieu agricole, sont un bon exemple de captation de candidats hors milieu, un vivier indispensable pour renouveler les générations de mécaniciens de maintenance, d’inspecteurs techniques ou encore d’ingénieurs de recherche.

Mathilde Mari, secrétaire générale de l'Aprodema, entourée de Maxime (à gauche) et Alexis

Toujours 5000 emplois en instance

Malgré un ralentissement conjoncturel des offres d’emploi en 2017, la tension sur le marché de l’emploi reste vive. « La pyramide des âges nous génère naturellement un volume d’emplois que nous estimons à 5000 chaque année", indique Mathilde Mari. "Constructeurs, concessionnaires, ETA sont en quête de techniciens, d’ingénieurs de chauffeurs. Les premiers besoins en robotique se font également sentir. Les établissements scolaires sont eux-mêmes en quête de formateurs ».

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