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GDS 50 : s'informer sur la prévention des boiteries

Sandrine Bossière

GDS 50 : s'informer sur la prévention  des boiteries
- © SB

Pour la seconde fois, le lycée agricole de Coutances a accueilli le 26 mars la journée « boiterie » organisée par le GDS de la Manche. Un sujet important pour les éleveurs ou futurs éleveurs qui se sont déplacés en nombre au cours de la journée.

Pour la 5e année, le GDS de la Manche, avec le concours du GVT (Groupement technique vétérinaire), Evolution et Farago Manche-Calvados, a organisé une journée « Ateliers à thème boiteries », mardi 26 mars sur le site de l'exploitation agricole du Campus Métiers Nature de Coutances.

130 jeunes
Pas moins de 130 jeunes sont venus s'informer sur un sujet qui sera au centre de leur activité professionnelle, tant comme installé ou salarié agricole. De nombreux agriculteurs se sont déplacés également au cours de la journée. « C'est la première cause de réforme des vaches laitières », avance Bruno Mondin, responsable de l'exploitation du lycée.
Plusieurs intervenants étaient présents ce 26 mars pour évoquer avec les participants les différentes lésions entrainant les boiteries, les facteurs de risques permettant de les prévenir (alimentation, logement, etc.), les traitements vétérinaires et mesures de prévention (conduite sanitaire, etc.) et la sélection génétique avec les index du pied.
La maladie du pied
« La boiterie est principalement due à 90 % d'une maladie du pied, elle constitue une pathologie très courante dans les élevages de la Manche. Il est important de prévenir les boiteries afin de limiter leur impact économique sur les exploitations laitières », expliquent les techniciens du GDS. « Si le nombre de lactations par vache est en moyenne de 2,3 soit autour de 18 à 20 000 l, il ne faut pas s'interdire de faire vieillir une vache. Plus elle vieillit, plus elle produit », note Bruno Mondin, qui penche pour un vêlage des génisses à un peu moins de 27 mois. « Il faut pouvoir trouver son prix d'équilibre dans les différents systèmes », poursuit-il.   
Côté pratique
Pour passer de la théorie à la pratique, Philippe Delaville, pédicure bovin, a expliqué les gestes du parage et ses bénéfices sur la santé des animaux et des exploitations agricoles.  Des exploitants font appel au pédicure ou se forment pour le pratiquer ensuite au sein de leur structure.
Quant au docteur Mathilde Audic, du Groupement technique vétérinaire normand, elle a mis l'accent sur les mesures préventives permettant de limiter l'apparition ou la diffusion des boiteries dans les élevages. L'atelier s'est terminé par la présentation de divers matériels permettant de désinfecter et de parer les pieds de bovins par Farago Manche Calvados.

Source l'Agriculteur Normand

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