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La Vendée, un exemple pour la collaboration agriculteur/apiculteur

Céline PETITPAS

La Vendée, un exemple pour la collaboration agriculteur/apiculteur
Loic et Samuel Bodet.jpg - © [SEP_CREDIT]

Les apiculteurs et agriculteurs sont souvent mis en opposition, à tort. Leurs travaux sont interdépendants, travailler ensemble est donc essentiel. La Vendée est très avancée en la matière.

Apiculture, Agriculture, seules deux lettres séparent les deux mots et ce n’est pas pour rien. En effet, les bonnes années agricoles sont aussi souvent les bonnes années apicoles.
De bons résultats qui sont en partie dus à la bonne collaboration des agriculteurs. Par exemple, si un traitement doit être réalisé sur la culture alors l’agriculteur préférera le soir. « Les agriculteurs peuvent continuer de soigner les cultures en appliquant les bonnes pratiques », souligne Samuel Bodet. Pour chaque profession, il est important de conserver cette relation de confiance. « Le projet Agrapi en est un bon exemple. Initié en 2015, il consiste à observer les pratiques et les performances agricoles et apicoles dans la zone de butinage de 3 kms autour d’un rucher situé dans la plaine ».
Des échanges qui aboutissent
Pour la pollinisation des colzas semence, le travail entre agriculteurs et apiculteurs a débuté en 2011. Aujourd’hui, ce sont 22 apiculteurs qui y participent. Un contrat lie les deux professions afin de connaître le nombre d’hectares concernés ainsi que leur localisation. Mais aussi car cette pollinisation ne permet pas de produire autant de miel qu’une culture plus classique.
On compte en 2019 : 1 400 hectares de colza semence et 200 hectares de tournesol semence implantés et 4 800 ruches déplacées pour les polliniser (soit 3 par hectare en moyenne). Les abeilles permettent d’améliorer le rendement du colza semence. C’est une des garanties de sa réussite.
La collaboration ne s’arrête pas à un échange de bon procédé, une variété de jachère mellifère a aussi été créée. Elle contient un mélange de fleurs « d’abeille » qui fleurissent de mai à octobre (elle contient des variétés reconnues par FranceAgriMer). Ce mélange permet de régler le souci de nutrition ainsi que de faire des réserves pour entretenir la colonie pendant l’été et avant l’hiver. Il est aussi bénéfique pour les agriculteurs en favorisant les pollinisateurs et auxiliaires, en étouffant les adventices ou en valorisant des zones à faible potentiel.
 

CAVAC - Développer la biodiversité pour l’avenir

Ce travail agit également sur la biodiversité qui est un équilibre entre diversité de la faune et celle de la flore. « Il y plusieurs façons de développer la biodiversité : de façon linéaire ou surfacique », explique Thierry Ratier, responsable expertise vie du sol/fertilisation chez Cavac. Il faut des deux pour préserver la faune et la flore. On retrouve dans les zones surfaciques les couverts et dans les zones dites linéaires les haies, les trames vertes, les bandes enherbées, … La coopéartive agricole donnait une conférence de presse à ce sujet la semaine dernière sur une parcelle de colza avec un rucher à proximité. « Remettre de la diversité dans la flore, c’est aussi recréer un écosystème avec des insectes et des pollinisateurs variés ».

Cette démarche va aussi dans le sens de la PAC dans laquelle les mesures pour la biodiversité prennent de plus en plus de place. « Il faut prendre les devants et être moteur. Faire de cette contrainte un avantage », explique Samuel Bodet, président de la section apiculture de la fdsea de vendée.

 

Source Agri85

Publié par Céline PETITPAS

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