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Le stage parrainage pour réussir une transmission

15 UNION DU CANTAL

Le stage parrainage pour réussir une transmission

Plus de la moitié des stages parrainage débouchent sur une reprise d’exploitation sans successeur familial. 

La “quinzaine de la transmission”, c’est maintenant ! Depuis le 12 novembre et jusqu’au 4 décembre, l’opération nationale de sensibilisation au renouvellement des générations d’actifs agricoles se décline sur le département par la mise en lumière d’expériences réussies. C’est pourquoi la Chambre d’agriculture, les JA du Cantal et le Crédit agricole, principaux partenaires de cette troisième édition, se sont rendus à Ytrac, au Gaec d’Albussac, pour témoigner, notamment, du bien-fondé des stages parrainages.  “Une aubaine lorsqu’il s’agit de transmettre hors du cadre familial”, estime Laurent Bouscarat, responsable du service installation-transmission de la Chambre d’agriculture. Il rappelle que les fils et filles d’agriculteurs volontaires pour reprendre l’exploitation de leurs parents ne sont pas assez nombreux pour assurer le renouvellement. Pour autant, le Cantal devrait de nouveau tangenter les 100 installations en fin d’année.

Rassurant d’un côté comme de l’autre

 “Il ne s’agit pas d’installer pour installer”, tempère le banquier. Daniel Crétois, vice-président de la caisse régionale de Crédit agricole, précise en effet qu’il est du devoir des prêteurs de “savoir dire non” pour être sûr de retrou-ver le jeune sur son exploitation 10 ans, 15 ans et plus après son installation. “D’où l’intérêt d’un stage d’au moins douze mois, histoire de vivre les quatre saisons sur la ferme, avant de s’engager.” Il considère d’ailleurs que d’autres secteurs professionnels, comme le commerce ou l’artisanat, auraient intérêt à s’inspirer de ce modèle.  De quoi satisfaire Patrick Escure, président de la chambre d’agriculture du Cantal : “C’est rassurant, tant pour les repreneurs qui se lancent parfois après des expériences très différentes en tant que salariés par ailleurs, que pour les cédants qui ont besoin d’être sereins sur le devenir d’une exploitation à laquelle ils ont consacré une vie entière. C’est ouvrir un autre chemin que celui de céder des terres au profit des voisins, souvent les premiers intéressés, guettant une opportunité à l’agrandissement.”  Dans le cas d’un fermage, comme c’est le cas au Gaec d’Albussac d’Ytrac, “c’est un ménage à trois entre cédants, repreneurs et propriétaire”, confie Bernard et Marie-Paule Benet, jeunes retraités depuis que Guilhem Nassiet et Nicolas Vergne ont repris l’exploitation laitière sous forme d’un Gaec entre tiers. Un tandem qui ne fut pas le premier à expérimenter ici un stage parrainage. Car effectivement, il peut y avoir des dossiers qui n’aboutissent pas. Le stage permet de mesurer la motivation, la somme de travail nécessaire... En d’autres termes, savoir si son avenir est ici ou pas. Et donc d’éviter - à temps - de commettre une erreur. Ou au contraire, comme à Albussac, d’être rassuré sur la pérennité de l’exploitation. 

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