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Les chambres d'agriculture en "ébullition", face à une possible baisse de budget

avec l'AFP

Les chambres d'agriculture en "ébullition", face à une possible baisse de budget

Les chambres d'agriculture sont en "ébullition" contre la menace d'une baisse de leurs recettes fiscales à l'horizon du prochain projet de loi de finances, et ont menacé de remettre en cause la signature d'un contrat d'objectif avec Matignon.

En cause, une baisse de 15% de la taxe additionnelle sur le foncier non bâti, payée par les agriculteurs et les propriétaires de terres agricoles. Cette taxe rapporte actuellement 292 millions d'euros aux chambres, soit un peu moins de la moitié de leur budget. Le manque à gagner s'élèverait à environ 45 millions d'euros par an si elle devait baisser. Claude Cochonneau, président des chambres d'agriculture, a fait part de son "incompréhension" face à cette décision, relevant une "contradiction" avec "les attentes de la société et du gouvernement envers l'agriculture en matière de transition". "On est allé chez le Premier ministre pour dire « on ne comprend plus ce qu’il se passe »", a-t-il déclaré, se demandant "sur quelle base" serait discuté le contrat d'objectifs que les chambres devaient signer avec Matignon.

"Notre ambition était de proposer à tous les agriculteurs de les accompagner dans cette phase de transition", a expliqué M. Cochonneau, décrivant un "chantier titanesque", alors que la France souhaite sortir du glyphosate en 2021 et réduire les produits phytosanitaires de 50% d'ici 2025. "Le réseau est en ébullition face à ce manque de cohérence", a déclaré Sébastien Windsor, premier vice-président de l'APCA. "Toutes les grosses entreprises françaises font de la recherche et développement. Les agriculteurs font de la recherche et du développement, non pas chacun de leur côté mais en mutualisant avec les chambres d'agriculture", a-t-il poursuivi. "Si on arrête la recherche et développement au moment où on attend le plus de choses sur l'agriculture, c'est quand même compliqué", a-t-il ajouté.

Baisse des taxes pour les agriculteurs

Outre l'accompagnement des agriculteurs dans la transition environnementale, les chambres souhaitaient inscrire dans leur contrat d'objectifs l'engagement de rencontrer tous les agriculteurs partant à la retraite dans les cinq ans "pour regarder avec eux une transmission de leur exploitation à un jeune". Un enjeu crucial, alors qu'un agriculteur sur deux prendra sa retraite dans les dix ans qui viennent. "Aujourd'hui, le réseau est très en colère, parce qu'il porte ces engagements-là. On voit les attentes de la société qui sont de plus en plus fortes. On n'a pas l'intention de se laisser faire", a conclu M. Windsor.

"Il y a un sujet essentiel, aujourd'hui, c'est le revenu des agriculteurs. (...) Les agriculteurs ne gagnent pas leur vie, et le compte n'y est pas suite aux ÉGA" (États généraux de l'alimentation), a déclaré le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, interpellé sur ce choix budgétaire lors des questions des sénateurs au gouvernement. "Le choix du Premier ministre, ç'a été de baisser la taxe (...) afin de faire baisser les taxes que les agriculteurs payent, pour leur donner plus de pouvoir d'achat", a-t-il conclu.

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Commentaires 20

Bruno 02

La chambre d'agri... Plus de 20 ans à travailler mes terres, j'en ai jamais vu un ni dans un champ, ni même dans un chemin. Allez, zou, mettons tout ça dehors et voyons comment ils survivent...

finderécré

dans les chambres d'agriculture, c'est là qu'est amplifié la demande sociétale, issue d'une contestation idéologique de l'agriculture.
la critique des aides pac vient pour beaucoup des employés des secteurs agricoles (salariés chambres, fonctionnaire dda, employés bancaires), le commun des mortels ignorent la réalité agricole, mais le para agricole voit les montants versés par la pac.
quoi les agriculteurs touchent des aides en plus de leur salaire

findeparti

chambre d'agriculture mise en place par la profession maintenant contrôler par l'état.
les chambres passent leur temps à monter des dossiers pour avoir des financements publics c'est ainsi que l'état tient la profession. pour obtenir l'aide étatique il faut présenter des actions qui plaisent aux fonctionnaires de Paris.
au final, tout le monde agricole est au botte des subventions ; voilà la réalité, une chasse à la prime.
tout le monde paie pour les ca mais que quelques uns profitent des ca.
l'état jacobin partial est partout et bien mou pour défendre les marges des agri.
demander aux chambres de faire plus avec moins, faut oser !
les chambres source d'emploi pour beaucoup de jeunes diplômés sous payés

Carioca28

A commencer par "ejecter" tous les parasites et anti-agricoles qui pourrissent les chambres

Oxmo

Il faut réduire les coûts de production par un gain de productivité et par une meilleure maîtrise des charges.
Alors voilà, ça vous fait..... 75€.
Merci et bonne journée
C'est vrai qu'il est pas très dur leur travail

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