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Les coopératives agricoles s'inquiètent d'un possible démantèlement

Les coopératives agricoles s'inquiètent d'un possible démantèlement

Les coopératives agricoles protestent contre un projet d'ordonnance du gouvernement qui risque selon elles d'aboutir au démantèlement de ces structures.

Le gouvernement a mis sur la table vendredi une nouvelle version des ordonnances issues de la loi issue des états-généraux de l'alimentation (Egalim) dans lesquelles il "assimile systématiquement le contrat coopératif à un contrat commercial", ce qui lui permet de "plaquer la notion de prix abusivement bas au contrat d'apport coopératif". Pour Dominique Chargé, président de Coop de France, le gouvernement "va aboutir au démantèlement du fonctionnement des coopératives" avec ces textes, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP. "La coopérative est une entreprise qui est créée par et pour les agriculteurs, ils en sont les propriétaires. C'est donc l'agriculteur qui en définit les orientations, les stratégies et le choix de la répartition des résultats. Il touche un complément de prix, des ristournes (l'équivalent des dividendes, NDLR) et la rémunération du capital social", rappelle-t-il. "Il n'est donc pas dans une relation commerciale au sens strict du terme puisque la coopérative est le prolongement de son exploitation", ajoute M. Chargé.  

Relancer le débat

Le président de Coop de France est conscient que ces propositions répondent à des critiques qui ont été faites aux coopératives, notamment les plus grandes, où il se sent moins représenté. "Nous n'avons jamais dit qu'il n'y avait rien à faire en matière de gouvernance", assure-t-il en indiquant qu'il faut "relancer le débat dans les coopératives sur l'accompagnement de l'adhérent" car le modèle agricole a changé. Selon lui, le rôle de la coopérative n'est plus seulement de trouver un débouché à la production de l'agriculteur, que la coopérative s'engage durablement à prendre en totalité. "Il faut maintenant mettre en adéquation l'offre avec la demande des clients en termes de planification, de qualité et de quantité, en créant des cahiers des charges", explique M. Chargé. Remettre en cause le modèle coopératif "au moment où la fracture territoriale n'a jamais été aussi criante, est un non-sens économique, social et politique", selon M. Chargé.

Source avec AFP

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Commentaires 22

sans terre

les coop ne sont pas l impot sur les benefices et une demie taxe professionnel donc elles sont dans l obligation de payer mieux l agriculteur/ pour les directeurs ils ont un statuts del apres guerre et les salaires des dirigeants sont toujours caches aux adherents /ils sont proportionnels a la quantite/ heureusement qu il reste quelques negoces car autrement les prix ne seraient pas brillants

bou21

Quel est le devenir des coopératives ? si elles continuent à ne pas rémunérer ses producteurs, les coop vont tout simplement disparaître.Car y'a pas de coopératives sans coopérateurs....

ddx

a jeff, tu as tout a fait bien résumé la situation ! rien a ajouter

jeff

les coop n ont ce quelles méritent
elles sont dirigées par des non agris font des profits sur le dos des agriculteurs qui n ont que les miettes et non plus leur mots a dire
a part quelques petites coops en France les grosses sont a abattre

Aux armes citoyens

Il y a des coops qui sont plus que respectable dans certaines régions de France, mais dans mon secteur elles sont à vomir, elles s'appellent A..... et T..... les agriculteurs qui sont leurs adhérents, sont pour une bonne partie presque tous en difficulté. Ou alors ils travaillent toute la journée dans la boue dans leurs fermes !! Par contre le hall d'accueil de ces coops c'est un parc floral à quelques dizaines de milliers d'euros, et je vous cite pas le reste !!!

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