Loire-Atlantique-Ter’élevage construit sa place dans le monde de demain

Catherine Perrot

Loire-Atlantique-Ter’élevage construit sa place dans le monde de demain
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Dans une conjoncture toujours très délicate pour l’élevage, l’union Ter’élevage porte un message d’espoir à ses coopérateurs : sous la bannière de la Nouvelle agriculture®, elle part à la conquête des consommateurs de demain.

Ter’élevage a tenu son assemblée générale le 23 mars, à Gétigné, en présence d’environ 140 personnes. Le président de Ter’élevage, Christophe Godet, et le nouveau directeur, Jérôme Arbus, ont présenté les grandes tendances de l’activité de l’union de coopératives en 2016.
Cette année est encore marquée par des prix bas, liés notamment à une hausse globale des abattages de gros bovins, particulièrement des gros bovins lait (+ 3 % d’abattage de vaches de réforme).  Parallèlement à cette hausse, on assiste à une baisse de la consommation de viande bovine (- 2 % en France selon Ter'élevage).
La coop croit encore aux JB
Sur le marché des jeunes bovins, Ter’élevage enregistre une baisse des abattages qui sont, eux, la conséquence de la baisse des prix, particulièrement marqués pour les JB laitiers. Ter’élevage continue toutefois de croire à cette production, qu’elle a beaucoup soutenue par son plan 2012-2017 : près de 3 M€ y ont été consacrés, permettant la création ou la rénovation de 25 000 places de JB chez 362 éleveurs.  Environ 9000 JB ont été commercialisés sous contrat Eli’te (prix ou marge garantis).
Le marché des broutards a quant à lui été très perturbé par la FCO : les exportations vers la Turquie ont été stoppées net. La hausse des exportations vers l’Italie a compensé en partie seulement cette perte de marché. Les prix sont restés bas.
Prendre de la  hauteur
Face à cette conjoncture bien morose, les responsables de Ter’élevage ont cependant donné un certain nombre d’éléments qui peuvent relativiser les difficultés du secteur : si la consommation de viande bovine baisse en France, ce n’est pas le cas en Allemagne (+ 5 % l’an dernier, au dépend du porc !), et surtout, ce n’est pas le cas dans le monde : + 4 %.
On assiste par ailleurs, en Europe, à une renationalisation de la consommation de viande bovine : les Anglais veulent de la viande anglaise, les Allemand de la viande allemande, et les Français de la viande française. Et ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour la filière bovine française.
Cette demande des consommateurs pour de la proximité, de la traçabilité, tout comme leur exigence croissance vis-à-vis du respect du bien-être animal, sont des facteurs que Terrena, la coopérative mère de Ter’élevage, a largement anticipés en développant ses produits estampillés  « Nouvelle Agriculture® ».
Conquérir les consommateurs
Après des expériences réussies sur le lapin, la volaille et le porc (notamment en partenariat avec Système U), Terrena passe à la vitesse supérieure en cette année 2017 : tout en continuant ses partenariats, elle lance « La Nouvelle agriculture ® » en tant que marque, et elle l’étend aux produits bovins.
Ce sont les génisses qui seront le fer de lance de la marque pour la viande bovine :  leurs découpes seront distribuées en barquettes  de poids fixe, avec un prix accessible, une qualité constante, et avec des garanties de proximité, traçabilité, respect du vivant, démédication… L’objectif est d’abord de convaincre les distributeurs et de « créer la demande » chez les consommateurs.
« Notre projet est de redonner confiance aux consommateurs et de les faire consommer », commente François Attali, directeur marketing de Terrena. Une stratégie de conquête, qui mobilise toutes les énergies à Terrena, et qui s’appuie sur la confiance accordée par le grand public aux agriculteurs.
Retrouvez quelques images de l'AG sur le JT Agri 44 ci-dessous.

Source Agri44

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